mardi 27 janvier 2015

Le loustic

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C’était une fin d’après midi d’été. Je quittais le bureau pour rejoindre ma station, je marchais dans une rue calme du 13ième. Un inconnu s’arrête en voiture à côté de moi. J’ai la bonne tête de ceux à qui on demande toujours le chemin, donc rien de surprenant.

Il a un fort accent italien. La trentaine, costume cravate, voiture noire, plutôt pas mal de sa personne.

Je comprends très vite qu’il ne cherche pas une rue, je ne sais pas pourquoi ce soir là, je suis peut-être moins pressée que d’habitude ou en forme, toujours est-il que j’écoute son baratin jusqu’au bout !

Il m’explique qu’il est italien (sans rire) qu’il est exposant, qu’il vend des sacs en cuir de qualité, tout droit venus d’Italie, il a fait une expo au Bourget et doit reprendre son avion à Orly.

Malheureusement il n’a pas réussi à vendre tout son stock.

Je suis du genre terriblement méfiante et très logique, déjà les signaux rouges clignotent sur mon tableau de bord :

Mon pauvre gars, une expo au Bourget, un avion à Orly et tu te retrouves dans le 13ième, il va falloir changer de GPS !

Et puis depuis qu’il a commencé à baratiner, j’ai le sentiment que ce type travaille ou habite dans le coin, ça se sent ces choses là !

Il me dit : vous travaillez dans la mode ?
J’éclate de rire… lors de l’échange, j’ai bien ri et plus d’une fois !
Je n’ai ni la tête, ni le look pour travailer dans la mode, sûrement une flatterie, me prendrait il pour un corbeau qui tient en son bec un fromage ?

Il me demande où je travaille, ce que je fais, je dis inspectrice des impôts ça n’a pas l’air de lui faire peur.

Il me parle de ses sacs de la marque Machin. Je ne connais pas mais bon je ne suis pas une référence en la matière, de toutes façons jamais je ne mettrais ce prix dans un sac, italien ou pas.

- Je les vends… prix exhorbitant… pour vous je vous en vends deux à .. prix plus que bradés.

Il me montre les sacs. C’est vraiment du cuir, mais bon, il les a peut-être volés !

Je réponds que je ne suis pas intéressée. Mais il insiste, il insiste, il baratine !
Bonimenteur comme disait ma grand-mère, j’aime bien ce mot…

- Je n’en veux pas ! Si ça se trouve vous avez caché de la drogue dedans ! ” dis-je en riant !

- Ça alors ! Vous êtes tous comme ça vous les français ! Je suis un exposant, je ne suis pas un bandit !

Il prononce bindi.

Après il m’explique son plan : il veut acheter des parfums Guer*lain, mais il est limité, pour les achats comme il voyage, blabla… Alors il m’emmène en voiture sur les Champs Elysées et je lui achète juste deux parfums, et en échange j’ai les sacs !
- Oui vous comprenez je veux faire une surprise à ma femme et à mes filles…
petite note bien vertueuse et rassurante.

Sans rire ça marche ça ? Il y a des femmes prêtes à monter en voiture avec un parfait inconnu pour aller acheter du parfum sur les Champs ?
En admettant qu’il n’en veuille pas à ma virginité (ben quoi il n’y a pas d’âge), en admettant qu’il ne me kidnappe pour m’enfermer dans son garage…
Admettons qu’il soit juste un escroc, c’est quoi son truc ? Me faire payer cher pour des sacs trouvés je ne sais où ? Car déjà ça change la donne ! Tout à l’heure on était à 40 € les deux sacs, et là deux parfums Guer*lain, il croit que je ne connais pas les prix ? Ou alors il a un complice qui va me voler ma CB, regarder mon code ou autre blague !

Mon pote, si tu as envie d’acheter des parfums, ben tu les achètes toi même !
Et puis pourquoi les Champs Elysées ? Pour faire classe ? Il y a sûrement une parfumerie Place d’Italie, pour un italien tu n’es pas doué ! Mais bon faut reconnaître qu’il a un GPS un peu spécial !

J’ignore combien de temps a duré ce petit échange, pas très longtemps, mais bref j’en ai marre du loustic. Je lui dis qu’il est mal tombé avec moi, ma CB est bloquée, je suis interdit de chéquier et je dois avoir 1 € dans mon sac. Il soupire me dit qu’il ne me croit pas, que je suis trop méfiante et que je ne sais pas ce que je perds… Fin de l’épisode 1 du loustic.

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Quelque temps plus tard, un midi je croise le loustic dans la rue. Il est plutôt grand. Toujours en costume. Il ne me voit pas.

Je le savais il travaille dans le coin !
Je me dis que ce serait marrant d’aller voir ses collègues ou son chef et de lui raconter ses magouilles !
À noter que dans le coin il n’y a que des bureaux. Des entreprises de bâtiments, des assurances, bref du tertiaire pas de créateurs de sacs à mains !

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Plusieurs mois plus tard, à la pause méridienne, je suis allée à la poste et je rejoins mon bureau dans une rue calme du 13ième.

Une voiture, qui roule dans le sens inverse traverse carrément pour s’arrêter à côté de moi en sens inverse de la circulation.

Le loustic !

Il a ouvert sa fenêtre et j’ai eu un mouvement de recul. J’ai une mémoire d’éléphant et je suis très physionnomiste.

Je ne sais pas ce que j’ai dit, mais le type est outré :
- Vous êtes agressive ! Ça ne vous est jamais arrivé de demander un renseignement ?

Je me calme, après mon sursaut de surprise, il n’est pas dangereux, je veux bien lui laisser le bénéfice du doute, si ça se trouve il cherche une rue, le pauvre vu son GPS défaillant :

- Vous cherchez quoi ? lui dis-je

Avec une question aussi fermée, dur de me répondre : un parfum !

Il hoche la tête de droite à gauche, non pas la peine. Ou alors il m’a reconnue mais j’en doute.

Du coup il repart à la recherche d’une autre proie. Dommage, je n’étais pas préparée, j’aurais pu dire : vous avez encore un stock de sacs ?

mardi 20 janvier 2015

Réflexions#8

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Je me demande toujours pourquoi les femmes très brunes deviennent blondes à l’âge de la retraite, la nature est bizarre !

Pourtant je comprends qu’on veuille teindre ses cheveux blans, mais…

Comme disait Athéna : tu as vu maman, la grand mère elle a des cheveux de Barbie

Impossible pour moi de regarder la télé allongée sur le canapé ! Je m’endors aussi sec et je ne saurais jamais qui est l’assassin !

On arrête pas le progrès ! À la télé j’entends l’extrait d’un album d’un chanteur inconnu. Aussitôt je prends mon Aïe-Fone, j’ouvre Dix-heures et je télécharge pour l’écouter dans le train. Et en plus c’est légal !

Je vais aux toilettes entre 13 et 15 fois par jour. Autant dire que je ne passe une heure à me laver les mains, je fais ça vite. De toutes façons j’ai tout ce qu’il faut dans mon bureau, dans mon sac, partout (le gel spécial lave mains)

Je fuis les toilettes des femmes à plusieurs cabines pour plusieurs raisons. Je privilégie les toilettes handicapés, très grande avec lavabo intégré.

Les femmes sont des commères, je sais qu’elles vont dire (et je parle en connaissance de cause) : t’as vu comment elle se lave les mains vite, ça doit pas être propre !

Et puis elles passent des heures devant les lavabos (parfois les deux sont occupés il faut patienter pour se lavar les mains)
à arroser leur plante verte, laver leurs tasses, leur bouilloire comme si elles étaient chez elles ! 

Ou à papoter avec leurs copines comme si c’était l’endroit le plus cosy du monde !

Et même dans les cabines elles y passent des heures… Pour faire quoi ?

Pour moi c’est une corvée dont je me passerais bien, le plus vite c’est fini, mieux c’est !

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dimanche 18 janvier 2015

Mûrir ça a du bon

Je n’ai pas dit vieillir, car le troisième et quatrième âge, ça a peut-être du bon, mais je vous dirai ça en temps utile !

Je me souviens d’une émission consacrée à un seul invité, chanteur, acteur. La coutume était que le présentateur demande :

Si tu pouvais changer quelque chose dans ton physique et ta personnalité ce serait quoi ?

Un chanteur dans la cinquantaine a dit : physique, non ça va, je me suis habitué finalement !

Cela m’a fait sourire, en effet je me suis souvent dit que les petits travers que l’on se trouve, les petites choses qu’on changerait bien, les petits complexes, un jour on se dit : finalement c’est bien !

Voici quelquqes exemples dont certain me concernent bien sûr, mais pas seulement !

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Je faisais plus jeune que ma cadette de 3 ans, cela m’agaçait un peu ! C’est moi l’aînée, non mais !
Aujourd’hui je ris quand on me croit la plus jeune. Plus jeune que mes deux soeurs, et aussi que mon frère qui perd ses cheveux et grisonne !

Avoir une peau grasse : un cauchemar à l’adolescence. Mais la peau grasse se calme un jour. Et ce sont les peaux, les plus épaisses, les plus solides. Une peau fine se ride, s’assèche, un cauchemar à l’âge mûr.

Être un petit bout de chou. Rêver d’être plus grande à l’adolescence, on ne me voit pas, zut, pourquoi je n’ai pas la taille mannequin ? Quand on a pris un peu de bouteille, cette pseudo fragilité a du bon : on vous tient la porte, on vous porte votre sac. Les ados boutonneux n’y pensaient pas forcément, mais en mûrissant on devient un peu plus attentif.

Et côté homme ? Les femmes préfèrent les grands ? Pas forcement vrai et si on vous a oublié en route, pas grave, vous serez le seul célibataire et content de l’être quand vos potes seront à l’âge du divorce. Et vos amies ausi ! Et un homme libre c’est une denrée rare et chère !

Je rêvais d’avoir une voix de femme fatale, j’ai une voix de gamine. Énervant quand on est jeune, surtout si on fait jeune, mais génial en mûrissant. On me prenait pour une de mes filles au téléphone, je me suis d’ailleurs souvent fait passer pour elles pour des démarches,. Quand les gens qui ne m’ont eue au téléphone me rencontrent en vrai, ils me disent : je m’attendais à voir une jeune fille…

Ce que je suis d’ailleurs, une jeune fille, mais bon avec l’âge on devient myope ausi !

Les rondeurs ! Ah les rondeurs ! Un jour on s’aperçoit que lorsqu’on a des rondeurs on a pas de rides. Les joues rondes : je voulais avoir des pommettes hautes et saillantes pour faire femme fatale et j’ai des joues rondes.
Encore un atout en vieillissant !

Parenthèse : Là j’avoue que je ne suis pas du tout objective : je n’aime pas les sacs d’os, les trop maigres, et ce quel que soit l’age. Bien sûr certains ne sont pas responsables, mais d’autres si !
On le disait chez les regardeurs de poids : il faut faire la différence entre le poids de croisière (celui où on est bien sans trop d’effort) et le poids fanstamé, celui qu’on s’escrime à garder au péril de sa santé !
Et j’en ai un exemple flagrant avec mes soeurs. Ben oui quand on est “taillée comme une armoire normande” comme dit Martine, normande bien sûr, pas la peine d’essayer de ressembler à une ado pré-pubère !
Du coup je n’arrête pas d’embêter mes soeurs : tu as trop froid ? Normal tu n’as que la peau sur les os ! Tu as des rides ? Tu n’avais pas besoin de maigrir autant : tu avais de jolies rondes quand tu étais jeune ! Tu as les seins qui tombent, fallait pas faire le yoyo ! Tu n’en as plus ? Pourtant tu en avais beaucoup quand tu étais ado, on a rien sans rien !

Avoir une âme d’enfant, s’émerveiller de tout. Jeune on vous dit, ma pauvre tu vis au pays des bisounours, tu ne t’en sortiras pas dans la vie, tu es trop naïve, tu te feras avoir… À quarante ans on vous invite parce que vous êtes toujours gaie et les autres aigris, vous êtes un rayon de soleil.

Une grande rêveuse :  À quinze ans ma pauvre fille tu rêves pendant les cours, tu planes, tu ne pourras jamais trouver un métier
À quarante et plus : tu en as de la chance de savoir rêver encore, moi j’ai perdu le goût de rêver !

Se disperser avoir envie de tout, tout faire à la fois. Quand on est jeune c’est un défaut : concentre toi sur une chose et finis là ! Quand on mûrit on a appris à faire la part des choses à faire le tri. Alors que ceux qui ne faisaient pas grand chose ne font plus rien.

Avoir une passison surtout si on est excessif. Jeune c’est bien mais c’est trop. On ne fréquente que ceux qui ont la même passion, on s’isole des autres. Adulte on aura une autre passion ou plusieurs, car un passionné ne cesse jamais de l’être. Et au lieu de nous engloutir et nous isoler, au contraire cette passion sera une soupape, un jardin secret peut-être même !
 

 

 

mardi 13 janvier 2015

Jeu d'acteur

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Il y a peu nous parlions dans un commentaire du jeu des acteurs et je m’étais promis de faire un billet là dessus.

Quand on parle cinéma, il est courant d’entendre : Tartufion ne joue pas bien.

J’avoue que ce genre de réflexions me laisse dubitative. Car je serai incapable d’en dire autant !

Bien sûr si on me le dit, je dirai : oui pas faux, Tartufion est le personnage que j’ai le moins aimé dans le film.

Peut-être suis-je bon public, peut-être que je n’ai jamais vu de choses trop flagrante ! Bien sûr il m’est arrivé de voir une sitcom nulle, de voir un téléfilm raté. Mais dans ce cas ce serait plutôt une ambiance générale que je décris :

C’est nul, le décor est moche, c’est mou, pas de scénario, les acteurs sont ennuyeux, Bidule parle dans sa barbe, Machine parle trop vite etc…

Je me souviens d’un extrait dans une émission, Karine Viard, une actrice que j’aime bien jouait une scène de trois façons différentes. Attention ce n’était pas le sketch flagrant qu’on a tous vu : joue la en pleurant, joue la en riant et après joue la hyper speed…

Non c’était de trois manières ! Hé bien moi je n’ai pas vu la différence ! Je sais je sais !

Je n’ai jamais pris de cours de théâtre est ce la raison ?

Être bon public, c’est aussi se dire que les choses sont naturelles ! Tout bêtement ! 

C’est comme un livre : Athéna me dit qu’elle n’aime pas les récits au présent, d’autres vous diront qu’ils n’aiment pas les romans à la première personne.

Moi quand je suis dans l’histoire, très vite je ne remarque plus si c’est écrit au passé composé, si le narrateur est je ou si le héros est elle ou lui.

Vous vous souvenez de la série Un gars, une fille ?
Depuis il y a en a des tonnes qui lui ressemblent, mais bref, quand vous la regardez, vous avez l’impression que c’est naturel tout ça.

Justement c’est à cette époque que j’ai pu voir ce que sont de mauvais acteurs !

Pour les fêtes de Noël, on avait demandé à des célébrités de rejouer des scènettes de la série. Des chanteurs, des acteurs-chanteurs, des comiques.

Beaucoup s’en sortaient très bien, les comiques bien sûr, Michèle Bernier par exemple. Tom Novembre excellent également.

Et là où j’ai bien ri c’est de voir un certain chanteur jouer ! Pourtant il s’agit de scènes de la vie quotidienne, ce n’est pas comme si on te disait : met toi à pleurer à chaudes larmes comme si tu venais de perdre un être cher !

Mes filles avaient bien ri aussi et nous nous demandions comment c’était possible de jouer aussi mal ! Mou, oubliant un texte minuscule, pas convaincant pour deux sous, bref tous les défauts du mauvais acteur.

Si on me disait de jouer une scène de petit déjeuner, j’y arriverais dans la seconde ! Et même je m’amuserai beaucoup !

Idem quand on avait voulu faire tourner une pub aux premiers lofteurs, une émission avait montré les coulisses et le nombre de prises, alors que le scénariste avait choisi exprès des mot de leur vocabulaire quotidien. Une vraie catastrophe, aucune aisance, les techniciens du plateau avaient du mal à en croire leurs yeux.

Mais il y a quand même une chose que je sais bien juger chez les acteurs c’est leur voix ou leur diction.

La voix, on peut considérer qu’on aime ou qu’on aime pas. Et ce n’est pas seulement propre aux acteurs. Il y a des voix que je déteste.

J’ai toujours détesté Fanny, non seulement à cause de sa voix mais de sa diction. On dirait qu’elle fait exprès de parler tout bas, comme si elle venait de monter l’escalier en courant et qu’elle n’a plus de souffle. Elle est inaudible.

C’est arrivé aussi à la grande Catherine dans certain films.

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jeudi 8 janvier 2015

Deuil national

Qui aurait le coeur à bloguer aujourd’hui ?

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mardi 6 janvier 2015

Le positif

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Il y a plusieurs micro événements, plusieurs raisons qui font que j’ai eu un coup de blues avant Noël. J’en parlerai plus tard. L’année 2015 du moins la première partie, va être assez stressante pour moi.

Mais je veux me concentrer sur le positif, sur toutes ces petits choses qui sont bien agréables.

À Noël en l’absence de mes filles, j’avais invité Martine, Servane et ses filles Jolinette et Manivelle. Servane n’est pas avec son mari le soir du 24, il va tenir compagnie à sa maman.

Mes nièces étaient ravies de manger chez moi et de tous les jeux que j’avais préparé. Il y a toujours de l’ambiance chez moi, on joue toujours, et j’essaye de varier les plaisirs.

Vers 2 h du matin, les sms de mes filles : c’est dur Noël sans vous, je vous aime (sms envoyés à l’autre soeur et à maman, d’où le “vous”)

Le lendemain, le 25 c’était la fête chez Cédric. C’est toujours un grand moment que les enfants devenus grands adorent. Après les cadeaux et le repas, nous dansons, les denriers partent à 22 h, les gens ont le droit de fumer à table et dans la maison, mes neveux et nièces disent à leur copains de passer. L’ambiance est super, et mes filles ont vraiment du mal à rater ça une année sur deux ! Il vaut mieux ne pas travailler le lendemain !

Il y a aussi des petits plaisirs par ci par là, souhaiter la bonne année à mes voisines, les plus agées me disent que mes filles ont bien grandi, qu’elles sont magnifiques et tellement gentilles, que je les ai bien élevés et que j’ai été bien courageuse, toutes ces années toute seule.

Ceux qui n’oublient pas de souhaiter bonne année, même ceux qui sont partis habiter loin.. Ceux qui ont pris la peine d’envoyer une carte.

Le retour d’Artémis et Jérémy après leur deux semaines à Petite Colline et tout ce qu’ils ont à me raconter.

Voilà il y a de petits plaisirs quand même, même dans les moments difficiles.

mercredi 31 décembre 2014

Bonne année 2015

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mardi 30 décembre 2014

Ceux qui n'aiment pas le réveillon

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Le réveillon du 31 décembre ?

Cela fait bien longtemps que ça me laisse plus ou moins de marbre. Je ne reste pas systématiquement chez moi, mais je prends les choses comme elles viennent : si on m’invite à une soirée qui me tente, j’y vais, sinon tant pis.

Et ces derniers jours à entendre les conversations, on se dit qu’il y a beaucoup d’arguments contre ce réveillon, voire contre cette période toute entière.

C’est surfait, c’est la fête obligatoire. Et puis on ne va pas aller manger au resto, payer trois fois plus cher sous prétexte que c’est le 31. Tout ça pour avoir en plus du champagne, trois cotillons et le seul DJ qui était libre ce soir là.

Ça vous gave ces sms à minuit pile ? Moi aussi !

Et combien de soirées j’ai passé avec des gens le portable à la main, prêts à dégainer à minuit pile, oubliant de souhaiter bonne année aux convives autour de la table ! Sans compter cette soirée où tous étaient dehors à téléphoner par une nuit glaciale : j’ai eu Amandine, tu as des nouvelles d’Hubert ?
À croire que tous étaient rescapé d’un naufrage et qu’il faut absolument se joindre LÀ MAINTENANT.

Je m’égare d’ailleurs, mais parlons des vœux :
Avant j’étais la première à envoyer un sms à beaucoup de potes (mais pas à minuit pile) puis je me suis dit que ce faisant, je ne savais pas qui pensait réellement à moi !
Ceux qui se contentent de répondre, n’auraient pas forcément fait le premier pas… Mais bon, ils répondent, c’est déjà beaucoup.
Depuis l’an dernier, j’ai laissé venir et c’est bien mieux !
Je précise tout de même que j’écris ! Oui des cartes de vœux, des vraies et aussi des méls aux plus proches. Et je préfère ça aux sms, trop rapides. Mes compliments cependant à ceux qui prennent la peine de personnaliser, ainsi on sait que le même sms n’a pas été envoyé à tout le répertoire !

Revenons-en aux réveillons. Vous avez besoin de beurre et de lait, mais vous différez : nulle envie de vous trouver derrière une file d’attente longue comme ça, parce que tout le monde achète son foie gras. Idem pour la boulangerie : à fuir pendant quelque temps !

Ça vous gave qu’on vous dise : et toi tu fais quoi pour le réveillon ?
Ben rien ! Ah bon ? Ben voui.. c’est un jour comme les autres !

Et puis c’est peut-être une question de traditions familiales : chez mes parents, on regardait la télé, les programmes étaient sympas à l’époque, on mangeait des canapés et on débouchait le champagne à minuit. Plus tard bien sûr ados, nous sortions… (hélas ?)

Par contre la tradition qui perdure c’est le repas du 1er janvier. Mon père regardait le concert du nouvel an à l’heure de l’apéritif.
Et je préfère cent fois ce repas là ! Il me manquerait si il n’avait pas lieu !
Mais pour la plupart des gens, le premier janvier, c’est lendemain de cuite et grasse mat jusqu’à 16 heures !

Et après ? Parlons-en d’après !
Marre de recevoir les meilleurs vœux de la Fennec, de I-commerce point com, de toute l’équipe des associés des avocats du barreau de Tombouctou…
Marre de devoir dire “tous mes vœux” aux collègues et au chef à trois plumes.

Et de devoir supporter tous les pots de début d’année : nous avons bien travaillé l’an dernier, il faudra travailler encore mieux l’année prochaine !

Le pot du service, le pot de la direction, le pot du cabinet et celui du sous-ministre ! N’en jetez plus !

Et puis je l’ai dit et répété : pour moi l’année était, est et restera SCOLAIRE !

C’est l’été la coupure, ce sont les grandes vacances la parenthèse !

Vous dites ? Je ne suis plus écolière et je n’ai plus d’enfants à l’école ?
Et après ? Je ne suis pas la seule à penser comme ça ! Beaucoup d’entreprises font des bilans en juin, ou se dépêchent de faire des choses en juillet, parce qu’en août ça va se compliquer.

Si vous faites une activité quelconque, sport, théâtre, cours de poterie ou de danse folklorique, l’année commence en septembre et se termine en juin.

Cet été mon frère disait qu’on devrait faire un réveillon le 30 juin, car c’est la fin de l’année ! Bonne idée je vais y penser !

lundi 29 décembre 2014

Attente

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Peut-être suis dans une phase lugubre en ce moment, mais hier je me disais qu’il y a un moment dans la vie où on a l’impression qu’on attend plus rien, plus grand chose… À part la paix peut-être.

J’avais un ami qui dès quarante ans me disait que la vie était trop longue, que l’on vivait trop longtemps. Je riais, je ne comprenais pas, je me disais qu’il devait être malheureux, ou pessimiste.

Et aujourd’hui ça ne me parait pas si ridicule comme sombre pensée.

Qu’est ce que j’attends, qu’est ce que j’espère, quels sont mes rêves ?

Il y a l’enfance, le pays du bonheur, de l’innocence et des illusions.

Puis vient l’adolescence, le pays de tous les désirs, celui où on veut tout, tout de suite, celui où nous nous croyons immortels, et où nous pensons que nous aurons tout, car nous serons plus fort que nos parents.

Ensuite vient l’âge adulte. Et c’est celui là qui est le plus long, interminable, même si nous pouvons le diviser en tranches.

Jeunes adultes, nous cherchons du travail, nous trouvons un appartement, nous nous mettons en couple, nous nous marions ou pas, nous avons des enfants ou pas. Mais quoiqu’il en soit, c’est une phase d’installation.
C’est une période plutôt agréable, même si nous pouvons avoir des soucis, des peurs de ne pas y arriver. Arriver à trouver un travail, arriver à faire carrière, arriver à avoir des enfants, oui ce n’est pas toujours simple vu l’âge auquel on se décide, arriver à trouver le conjoint idéal pour ceux qui le souhaitent.

Puis le temps passe, et il y a peut-être d’autres tranches différentes, changer d’orientation professionelle, changer de région, trouver un mi-temps pour s’occuper des enfants.

Et puis il y a cet autre temps. Cette impression d’avoir tout fait ou de ne plus avoir de rêves.

Les enfants ont grandi, et même si ils ne sont pas encore partis, ils n’ont plus vraiment besoin de vous, et plus envie d’aller au parc d’attractions avec vous, en vacances ou même au restaurant.

Ce serait le moment d’en profiter, de voyager, de sortir ? Sauf que finalement vous vous demandez si vous en avez encore envie !

Vous n’avez pas d’enfants ? De toutes façons passé 35 ans, ou 40, il y a peu de chances que vous en vouliez encore, donc vous vous retrouvez presque au même point que vos amis qui en ont.

Vous avez un travail mais vous en avez un peu assez, mais ce n’est pas possible de tout arrêter. Vous perdez votre travail, et même si il ne vous plaisait pas trop, c’est la catastrophe. Vous vous apercevez qu’on passe vite de “expérimenté” à “trop vieux”.

Vous avez envie de voyager, mais les finances ne suivent pas. Vous vous dites que vous allez faire plus de sport ou en commencer un nouveau, mais les courbatures commencent à arriver, vous aviez oublié que vous n’avez plus 20 ans.

Vous rêvez encore du conjont idéal ? Ou alors vous venez de vous séparer après 20 ans ? Là aussi vous vous rendez compte que vous n’avez plus 20 ans, la concurrence est rude, les vieux veulent des jeunes, les vieilles aussi d’ailleurs !

Et si vous avez la chance d’avoir une deuxième chance, vous verrez vite que ce n’est pas la même chose que la première fois, surtout si vous avez chacun vos enfants, chacun votre appart.

Si vous êtes bien en couple, tant mieux pour vous. Mais ça n’est pas pour autant que vous vous sentez comblés ou sans soucis.

Vous vous rendez compte que vous n’aurez jamais la maison de vos rêves, ou l’appartement de vos rêves. Vous aurez déjà de la chance si vous arrivez encore à payer les charges à la retraite, oui même propriétaire, vous n’êtes pas à l’abri comme l’ont été vos parents.

Vous avez tout. Et c’est là que la bât blesse. Vos rêves d’ados ou de jeune adulte : un toit sur la tête, un travail, des enfants, des amis, une télé grande comme le mur, une voiture, une trottinette.

Alors que reste t-il à attendre, à écrire ?

Nous nous estimons heureux si nous ne souffrons pas d’une maladie grave, si nous n’avons aucune dette. Cela s’apelle la paix, la tranquilllité d’esprit, mais cela ne suffit, cela n’est pas un but, un rêve.

Celles que je connais qui sont grand-mères, disent qu’elles revivent que c’est magnifique, que c’est un but dans la vie.

Un but ? Je veux bien croire que c’est un grand bonheur et qu’un petit enfant fait voir l’avenir “autrement”. Mais même si c’est une joie, et si je vais en choquer certain : j’ai déjà donné !
Avoir des enfants, je sais ce que c’est et je ne serai pas Martine, je ne “recommence pas” je n’élèverai pas mes petits enfants comme je l’ai fait pour mes enfants. J’en serai très heureuse, mais ce sera le but, le rêve, la vie de mes enfants, je ne sais pas si je suis claire…
Et puis toute optimiste que je suis, je m’inquièterait pour leur avenir, nous vivons une drôle d’époque…

Le temps est long. Et il ne faut pas se plaindre, car bientôt viendra le troisième âge, avec son lot d’ennuis de santé, les oreilles qui n’entendent plus, les articulations qui bloquent et la tension qui monte ou baisse.

Je ne sais plus ce que j’attends. Je n’attends plus rien. Je ne sais plus quoi rêver, je n’ose plus rêver. Et j’ai encore de longues années à vivre. Bien sûr si on m’annonçait une maladie grave, je me dirais : Non pas ça, non pas maintenant.

Seulement voilà je ne sais pas me contenter de vivre au jour le jour, en me contentant de ce que j’ai et en m’estimant heureuse de l’avoir. Oui bien sûr je sais que j’ai de la chance, oui je suis consciente de tout ça.

Mais ma joie de vivre et mon optimisme légendaire m’ont lâchement abandonnée.

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mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël

Joyeux Noël à tous
 

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lundi 22 décembre 2014

Réflexions#7

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Je ne sais pas pour vous mais il y a des conversations que je n’ai plus envie d’avoir ! Enfin des sujets que je n’ai plus envie d’entendre, comme disait machin : vu revu et corrigé !

Exemple récent, il y a peu j’organise une opération cadeau de Noël pour une soirée dansante. L’info est relayée de multiples façons : mél, flyers, événements face de bouc. Bref comme d’hab certains n’ont rien vu et quand on leur dit : on l’a annoncé là et là et sur face de bouc, hé bien il y en a toujours un qui répond :

- Ah ben moi j’y suis pas sur Face de bouc, parce que j’aime pas… C’est pas bon pour moi… Connais pas..

Typiquement le genre de conversation que je n’ai plus envie d’avoir ! Non seulement on s’en cogne qu’il aime ça ou pas, mais ce n’est plus d’actualité ! C’est comme si je disais : ah ben non moi le lave vaisselle, j’aime pas blabla !
Ouf c’est un peu long pour une réflexion…

Idem un jour lors d’un repas, une mère de famille est partie dans un long discours sur les dangers d’Internet : ne pas donner sa CB, faire attention à ton adresse mél, surveiller les enfants.
J’aurais pu rentrer dans la conversation en tant que geekette, ce que croient mes filles, mais pas du tout par rapport à mes potes vrais geek…
Ben non je n’ai pas dit un mot : typiquement le genre de conversation que je n’ai plus envie d’avoir.

Les caisses des supermarchés ou plus exactement les allées des caisses sont de plus en petites depuis qu’on a décidé de faire des doubles caisses “tête bèche”.
Ridicule, car bien souvent les clients ne voient même pas qu’il y a une autre caisse là bas au bout.
Et horrible pour moi ! Oui à un moment il faut bien vider le caddie. Avant je pouvais me mettre à côté du caddie pour le vider, maintenant c’est impossible : me mettre derrière le caddie, impossible : mes petits bras n’iront jamais jusqu’à fond. Devant le caddie ? Ce que je fais, pas le choix, mais là aussi, si les objets se trouvent tout au fond,  c’est du sport.

Quand aux pauvres caissières, même si on les appelle pudiquement hôtesse de caisse, à leur place je ferais la révolution : les pauvres ne peuvent même pas reculer leur chaise, car derrière elles, il y les caddies de l’autre caisse qui passent ! Et quand il y aune longue file d’attente des gens stationnent derrière elles.
Vous aimeriez avoir des inconus plantés derrière vous, des gens qui ne vous voient même pas et cognent leur caddie dans votre chaise ?
Sans compter que tout le monde a le droit à un minimum d’intimité ! Je déteste qu’on regarde mon écran par dessus mon épaule, je déteste qu’on se colle derrière moi ou à côté de moi quand je travaile. Même dans les open truc on oserait pas faire ça.
Bref je trouve ça inacceptable !
Si j’étais fabricante de caisses, je ferai en sorte que les caisses soit des ‘ilots” (ça existait à une époque) et derrière la caissière une paroi, pas forcément haute, et si on la veut haute, on peut faire transparent à partir d’un mètre cinquante.
Mais bon la roue tourne et un jour on bannira les caisses tête bêche !

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dimanche 21 décembre 2014

N'en dis pas plus !

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Pami le expressions qui m’agacent, il n’y a pas que les expressions récentes, certaines ont fait leur temps… Et sont remplacées par d’autres.

Du temps de ma jeunesse folle, l’expression à la mode était ” J’te raconte pas ” suivie bien entendu de l’histoire racontée en détail, exemple :

J’te raconte pas ce qu’à fait Marcel l’autre jour : il a mis une chaussette bleue et une chaussette rouge !

vous avez envie de dire : Ben non ne me raconte pas !


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Celles dont je vais vous parler ensuite sont ce que j’appelle des précautions oratoires, à tort ou à raison..
À tort ou à raison étant d’ailleurs une précaution d’écriture ! Hihi !

L’humain est-il donc si timoré qu’il a besoin d’enrober ses propos ? Craignons nous la guillotine à chaque phrase ?

Le temps a passé, et la nouvelle expression à la mode était :

J’ai envie de dire.

À noter que l’expression pouvait très bien être placée en début de citation ou à la fin… Curieux, non ?

J’ai envie de dire ce n’est pas normal que les hérissons ne portent pas de gilet jaune quand ils traversent la route.

Les hérissons devraient porter des gilets jaunes quand ils traversent la route j’ai envie de dire.

Idem foin de précautions oratoires : j’ai envie de dire, si tu as envie de le dire, dis le, exprime toi, que le corps exulte !

Expression à rapprocher de celle qui existe encore de nos jours :

Je vais peut-être dire une bêtise (ou variante moins polie)

Et alors ça fait quoi de dire une bêtise ? Même les gens très intelligents disent des âneries, non ? Et toute l’assemblée ne va se mettre à rire et la maîtresse vous mettre au piquet !

Plus récent, je pense que celle là existe encore :

Je dis ça, je dis rien (version djeun)

Version plus adulte : Ah moi je n’ai rien dit  !
Avec accent tonique sur le rien, après avoir dit quelque chose sujet à interprétation.

Mes filles se moquaient d’un de leur copain qui était spécialiste des grandes phrases totalement vides, ne contenant absolument aucune information, ni opinon, elles s’amusaient à l’imiter :

Moi je dis ça, je dis rien, mais ya des trucs qui font que… voilà quoi !

 

jeudi 18 décembre 2014

Retournement

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Au siècle dernier je travaillais dans un bureau.

Pendant l’été des jeunes étaient embauchés pour faire des petits boulots du style archiver des dossiers, ou les reclasser par numéro parce que c’était un bazar monstre dans les étagères.

Une bande de petits jeunes dans une grande salle travaillaient tout en s’amusant. Quand nous rentrions dans la salle mes collègues et moi, les petits jeunes bien polis nous disaient “bonjour madame” et s’adressaient à nous en disant madame.

Rien d’anormal me direz-vous, au moins dans un premier temps.
Si on travaille ensemble pendant longtemps, le plus souvent l’un ou l’autre dit : je vous en prie appelez-moi Louisianne, et si on se tutoyait, ce serait plus simple.

Bref, pour moi rien d’anormal. Le croiriez-vous, certaines de mes imbéciles de collègues, entendant ces mots se récriaient avec un rire forcé :

- Ouah l’autre hé ! Comment il me vieillit il m’appelle madame !

Ou d’autres variantes du genre , un chouia autoritaire  : madame ? Tu m’appelles madame ?

Alors là je dis NON !

Ben oui, il t’appelle madame et alors ? Tu veux qu’il te tape sur l’épaule en t’appelant Josiane ? Et toi tu l’engueules presque parce qu’il t’appelle madame et alors ? Si sa mère l’a bien élevé et lui a appris à dire “Madame”, tu ne vas pas l’engueuler, non ?

Et c’est quoi ces conneries : il me vieillit ?
Ben oui, t’es vieille ma grosse ! Tu as l’âge d’être sa mère, tu crois qu’il est aveugle le petit ? Tu crois qu’il va te confondre avec sa copine de classe ?
Moi je suis bien plus jeune que toi, ma vieille, je viens de me marier, j’ai un bébé, j’ai moins de différence d’âge avec le petit, que toi avec lui mais ça ne me choque pas qu’il m’appelle madame !

Je précise bien sûr que j’ai dit tout ça aux personnes concernées, sans le “ma grosse” que j’ai ajouté ici. Que personne ne se vexe, je dis aussi “ma grosse” quand je me parle à moi-même !

Je précise également que l’un des jeunes, ne se laissant point démonter a répondu à celle qui avait dit : madame, tu m’appelles madame ?

- Oui madame ! Pourquoi vous voulez que je vous appelle monsieur ?

Et quand je voyais cela, je me disais que la situation était retournée : c’était les jeunes qui étaient bien élevés, et les vieilles qui étaient limites :

Ouah l’autre hé…

Pour ceux qui se demandent pourquoi j’ai choisi cet exemple et que je ne parle pas des cas où on disait : “bonjour monsieur”.
C’est simple : il y a beaucoup de femmes dans l’administration et je n’ai jamais assisté aux scènes de “bonjour monsieur”.

mercredi 17 décembre 2014

Réflexions#6

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Dotclear a entendu mes prières muettes ! On peut enfin mettre du texte en couleur, sans avoir à passer par un éditeur externe ! C’est Bleck qui va être content !

Je me demande toujours pourquoi pour un film on demande aux acteurs de prendre 20 kilos (ou de les perdre) de se teindre en blond ou de se raser la tête. Vu la pléthore d’acteurs dont on dispose, ça ne doit pas être difficile de trouver un chauve, un blond ou un gras, un maigre pour tenir le rôle ! 
Ou mieux un chauve teint en blond avec 20 kilos de trop !

J’ai adoré quand ma fille m’a dit : papa il est devenu moche ! Il n’irait plus du tout avec toi ! 

Je suis une maniaque du frein à main. Ça exaspère Jérémy ! Au feu rouge, même à plat, je serre le frein à mains. Ça ne gêne personne et quand je vois ceux qui au contraire ne savent même pas où il est (le frein à main), et du coup ils reculent lentement et rentre dans la voiture de derrière… dont le chauffeur klaxonne furieusement ou pire… descend pour lui règle son compte… Bref moi je ne recule jamais sans le vouloir !

Et puis comme ça je me détends ! Je lâche tout : les pédales, le volant. Jérémy va vous faire croire que du coup il me faut un quart d’heure pour repartir, que tout le monde klaxonne et que je créé un bouchon de 10 kilomètres, ne l’écoutez pas ! Je démarre toujours quand le feu est vert et je ne m’énerve jamais si celui de devant prend une seconde de trop…

Bon en fait j’ai vérifié, c’est pas tous les feux rouges !

La visite guidée

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Quand j’étais enfant et que mes parents recevaient dans l’appartement exigu, rien à signaler. C’était exigu.

Puis plus tard nous avons emménagé dans une maison. Et récemment je ne sais pourquoi je me suis rappelée d’une chose, la visite guidée.

D’où venait cette étrange coutume familiale. Elle venait de Martine bien sûr, Eugène de lui-même n’aurait pas eu cette idée. La fameuse phrase de fin de repas : vous voulez visiter ?

Non pas la cave avec le fantôme, ni le vignoble, ni la cave à vins, juste visiter la maison.

Entendons nous bien, je ne parle pas de la visite guidée classique : vous achetez une nouvelle maison ou un nouvel appart, vous invitez pour la première fois vos proches famille and co  : viens on va visiter ?

Cela se fait aussi quand on vient faire de faire des travaux. Et souvent cela se fait quand les plâtres ne sont pas secs, dans les gravats. On fait visiter aussi la maison vide parce qu’on vient de signer chez le notaire, et que l’on a même pas encore lessivé le sol pour y mettre nos nouveaux meubles.

Non la visite guidée ce n’était pas ça. Martine était-elle fière d’avoir enfin une maison ?
Bref cela se passait un dimanche ordinaire, oui il faut préciser qu’à l’époque les invitations se faisaient souvent le dimanche, rarement le samedi soir et encore moins en semaine. Bref un dimanche ordinaire, nous avions des invités. Pas des très proches genre frère ou sœur de mes parents, pas non plus des très éloignés… Des cousins que l’on voit deux fois l’an, ou des amis que l’on voit tous les deux ans. 

La chose arrivait à la fin du repas, après le café. Bon le rez de chaussée, le plus souvent c’était déjà fait, à part la cuisine, et puis on passait à l’étage. 

Vous voulez visiter ? J’aurais ri si un jour quelqu’un avait dit non merci !

Le plus dingue c’est que dans ma tête, c’était une obligation de faire visiter quand on invitait à manger, une politesse quoi !

Le temps passant, pré-ado puis ado, je commençais à trouver lourdingue cette pratique !  J’avais quitté la table bien poliment à la fin du repas en ayant demandé la permission, j’étais dans ma chambre en train de lire, ou autre, et j’entendais des pas dans l’escalier : OH NON !

Et là il fallait attendre, comme un singe dans une cage qu’on me lance des cacahouètes, en maudissant les invités si ils avaient l’indélicatesse de traîner : ah oui pas mal le papier peint, ah oui c’est la plus grande, et la fenêtre elle donne côté mer ?

Mes parents n’ayant pas des millions de relations, forcément cela s’est calmé un jour, car on ne va pas refaire la visite guidée tous les ans !

Plus tard j’ai compris à mon grand soulagement que la visite guidée n’a rien d’obligatoire, ouf ! Et je suis ravie de garder ma chambre fermée, de ne pas me demander si j’ai fait mon lit ou si je n’ai pas laissé trainer un collant, le jour où j’ai des invités. 

Bien sûr il y a des lieux qui se prêtent plus à la visite guidée, ne serait-ce que par nécessité : quand un petit nouveau arrive à la Sauvageonne, avec toutes ses granges, il faut lui donner un minimum d’indications :
La salle de bains, c’est par là, les toilettes, ici, la piscine là bas derrière, et ta chambre, troisième grange à gauche en mezzanine, porte de droite. C’est ici que l’on mange, ou dehors si il fait beau, le garde manger est là, et les bouteilles ici… Les pleines, les vides, tu les met là ! 

Si on connaît bien l’invité, on peut aller jusqu’à lui montrer les autres chambres, mais bon, elles sont occupées et puis c’est intime une chambre.

Mais “vous voulez visiter” après le café, non merci pas chez moi !

samedi 13 décembre 2014

Les grands mystères

Quand j’étais enfant j’étais fascinée par les grands mystères comme le triangle des Bermudes.
Je lisais toutes les histoires insolites, je regardais les émissions sur le sujet. 

Plus tard à l’adolescence, d’autres mystères m’ont intriguée comme les expériences de mort cliniques. Je ne me contentais pas des livres grand public, j’ai lu des livres beaucoup plus poussés, des livres écrits par des scientifiques, dont certains donnent des frissons dans le dos.
J’avais des amies qui croyaient au troisième œil et se nourrissaient de littérature sur le sujet, persuadées qu’elles trouveraient le moyen de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. 


Puis j’ai grandi et j’ai relativisé. Ce qu’il y a de bien avec les mystères, c’est que l’on peut choisir ce que l’on veut ! Par exemple je ne crois pas à la réincarnation, mais je pense qu’il y a des phénomènes inexplicables. Il m’est arrivé de faire des rêves très étranges, dont l’action se situait dans un autre siècle, d’un réalisme surprenant.
Je ne crois pas non plus aux petits bonshommes verts. Je trouve qu’il y a déjà tellement de choses incroyables sur notre planète. Pas toujours des mystères, mais des merveilleuses créations de la nature, ou des hommes.
Un exemple : « les géants » de l’île de Pâques. Ils ont fait couler beaucoup d’encre, comment sont-ils arrivés là ? Qu’importe c’est tellement joli !

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Pour avoir des sueurs froides, nul besoin de parc d’attractions, il suffit de prendre les routes les plus dangereuses du monde, un coup d’œil sur les photos de ce projet compilé par Coolcadeau suffit à donner des frissons.

Vous avez sûrement déjà admiré le bel effet que fait la foudre dans le ciel, surtout la nuit. Et si vous êtes doué, vous avez même pris de belles photos. Je n’ai jamais eu l’occasion d’admirer « la foudre en boule » phénomène inexpliqué, mais que des scientifiques ont tout de même réussi à reproduire.

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Je pourrais en parler des heures et trouver des tas d’exemples, je vais terminer par une chose étonnante et bien réelle, les pluies d’animaux. Dans la bible, la pluie de grenouilles est une des sept plaies d’Egypte. En 2009 une pluie de têtards a eu lieu au Japon.
Ce que l’on retient le plus, sans doute parce que c’est plus joli, ce sont les pluies d’oiseaux. Inutile de dire que le phénomène a inspiré de nombreux cinéastes !

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Ce serait bien que l’on m’offre un mystère pour Noël. Offrir du rêve, c’est une idée que j’ai souvent. Quand je ne sais pas quoi offrir à mes filles et gendres, qui ont déjà tout ou presque, je leur offre un coffret cadeau Coolcadeau cela laisse le choix du voyage, du week-end, ou de l’activité. 


Mais assez rêvé, j’ai encore beaucoup de paquets cadeaux à faire !

vendredi 12 décembre 2014

Les fausses nouveautés

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Je ne conteste pas le progrès, loin s’en faut. Beaucoup d’innovations nous ont changé la vie.

Mais ce qui m’agace c’est quand on essaye de nous vendre des choses comme nouvelles, révolutionnaires, alors qu’elles n’ont rien de nouveau… C’est juste prendre le consommateur pour une bille !

J’ai surtout des exemples dans le domaine mode beauté, c’est bien connu, ce sont les femmes qui dépensent !

Combien de fois ai-je dit à mes filles : n’achète pas ça, c’est nul ! J’ai déjà essayé, ça n’a rien de nouveau ! Tu dis ? Ça a évolué depuis les années 40 ? D’abord je n’étais pas née, ensuite il faudrait me prouver que ça a vraiment évolué et j’en doute !

Inutile de dire que mes filles ne m’écoutaient pas et achetaient quand même pour essayer !

La DDcreme c’est de la crème teintée ! Et la crème teintée, on sait ce que c’est ! C’est moins bien que le fond de teint, la peau la boit tout de suite, ça ne cache pas les petits défauts. Alors bien sûr on nous fait croire que celle là est cent fois mieux que celles d’antan, elle fait 6 en 1 : antirides, antidépresseur, bronzante et multihydratante, il faut bien justifier son prix.
Mais ça reste de la crème teintée, et ça existe depuis des lustres !

Vendu sur Télémacha, ce qui est souvent un gage de qualité, vous ne pouvez pas le trouver ailleurs, alors vite, dépêchez vous de l’acheter avant qu’il n’y en ai plus !
Le super SG révolutionnaire sans coutures ! Brabratruc ! C’est quoi ? Une brassière tout bêtement, sans coutures, sans armatures. Alors bien sûr on vous vante des qualités indéniables : les bretelles ne tombent pas, ben oui normal elles sont croisés au dos. C’est invisible sous les vêtements… et insoupçonnable… Mouais, moi je me connais je “pointe” tout le temps… Et celui là le nouveau le Brabra truc, il est cent fois mieux que les autres, parce qu’il vous fait un décolleté d’enfer, il vous remonte les seins, bref il a toutes les qualités : c’est une brassière qui fait le même effet pigeonnent que ceux qui ont des armatures, des coutures, bref qui sont des vrais SG

Et une brassière, j’ai déjà essayé je sais ce que c’est : ça aplatit, ça gêne parce que c’est très couvrant, et ça ne pigeonne pas du tout !
On nous fait croire que celui là a un tissu révolutionnaire, il faut bien justifier son prix.
Mais ça reste une brassière et ça existe depuis des lustres.

Les trucs à friser, à aplatir, à onduler. Mes filles, surtout Artémis, sont de grandes consommatrices. Mes placards sont plein d’anciens modèles abandonnés.
Inutile de leur dire que j’ai connu aussi les fers à friser, les pinces à gauffrer, les brosses chauffantes, les rouleaux printemps.
Bon il y a du progrès, ils s’éteignent tout seul, on ne risque plus de bruler le lavabo ou la moquette… Oui il arrive qu’on le mette à chauffer par terre dans la chambre ! Certains ont adopté la technique des fers à repasser vapeur : on met de l’eau dedans ! Hihi !

C’est bon les filles ce n’est pas une nouveauté ! Et comme pour la crème teintée, j’ai laissé tomber et je me contente des cheveux que la nature m’a donné.
On nous fait croire que ceux là sont innovants et révolutionnaires, il faut bien justifier leur prix.
Mais ça reste un fer à friser et ça existe depuis des lustres !

Le super panty pour maigrir (beurk). Oui mais là c’est nouveau ?
Ben non ! J’ai connu les tout plastiques oranges :  insupportable !
Mais j’ai connu aussi les nouveau plus près du corps qui ressemblent à des cyclistes, caleçons ou leggins.
Oui on sait ceux là sont nouveaux. Mais n’oublie pas le dicton :

Tu transpireras, mais jamais tu ne maigriras et dans le placard il finira !

Et pour quitter le domaine de la beauté, il y a les nouveaux balais microfibres ou avec un chiffon interchangeable en fibre de trucmuche et qui soi disant accrochent la poussière comme dix.
Dommage que le Ho-Séddar ait disparu, il était très bien ce Ho-Séddar ! Et au moins tu pouvais dire à ta fille qui avait utilisé le fer à friser : tu es coiffée comme un balai Ho-Séddar !

Bref le balai Ho-Séddar existait et tous les autres aussi, il n’y a rien de nouveau là dedans ! Et comme pour le reste :

Ton bon vieux balai tu reprendras !

mardi 9 décembre 2014

Souriez vous êtes fliqués !

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N’avez vous jamais l’impression de ne pouvoir faire un pas sans être traqués ? Et je ne parle même pas des caméras partout, ni des radars.

Parce que même si c’est tout un tas de petites puces électronique, ça parait relativement facile à comprendre, le fonctionnement d’une caméra. 

Moi ce qui m’interpelle c’est que l’on puisse faire tant de choses à distance, sans vous demander votre avis, parce que des petites puces sont partout dans votre sac à mains, dans votre téléphone, votre trucbox…

Un jour j’appelle Mandarine parce que j’ai un problème avec ma carte sim. C’était il y a longtemps, j’avais acheté un téléphone avec forfait et entre temps, j’avais racheté un autre mobile, mais sans passer par l’offre fidélité de Mandarine. Et le conseiller me dit : je vois que vous avez maintenant un Ericfils 7823 !

J’en suis restée sur le flan !

De quoi je me mêle ?

Mais il y a pire. Il vaut mieux marcher dans les clous, et ne pas se faire remarquer. Car partout vous avez de petits lutins farceurs capables de vous faire des blagues à distance !

Avant on coupait le gaz aux mauvais payeurs, ou on coupait l’eau. Rien de magique là dedans, un être humain en chair et en os se déplaçait chez vous.

Et maintenant ? Vous êtes un vilain, vous avez fait un chèque sans provision. Bon vous allez être interdit de chéquier, ça c’est normal, mais avec toutes les mesures pour protéger les consommateurs, on ne peut plus vous retirer votre CB.

Qu’à cela ne tienne : on vous bloque le plafond à distance et vous ne le savez pas. Vous trouvez bizarre de ne plus pouvoir payer 1 € en ligne. Vous dites ? Vous venez d’hériter de Tante Thérèse ? Ne croyez pas que l’on va vous débloquer pour autant, si vous ne téléphonez pas, votre plafond restera bloqué !
De toutes façons votre banquier sait tout de vous.Mais il ne vous le dit pas. Vous avez reçu une lettre qui vous dit ça et ça, ah non ce n’est pas moi, vous savez c’est automatique, un robot qui envoie une lettre dès que votre compte atteint 0,5€..

Vous avez un badge d’autoroute, et vous avez oublié de payer une facture ou deux ? Idem bloqué à distance, mais là on vous prévient, et on vous le remet bien gentiment quand vous avez réglé vos dettes.

Je vais y revenir d’ailleurs aux règlements.

Vous êtes en retard pour votre facture de Trucbox ? On est gentil on ne vous coupe pas le robinet Internet tout de suite ! Mais on bloque les mises à jour de votre Trucbox. Et on oublie de vous débloquer quand vous avez régularisé, à la première panne anormale vous allez passer trois heures au téléphone avec un conseiller qui finira par vous dire qu’il y a un problème avec votre Trucbox mais oubliera de vous dire pourquoi ! 

La moindre carte de fidélité, de crédit peut être pilotée à distance.

Vous voulez louer un appartement ? On ne se contente plus de vous demander vos fiches de paye (et celles de vos parents et de votre grand-mère) on vous demande aussi vos relevés de compte ! Avec une excuse toute prête : c’est pour voir si vous n’avez pas contracté trop de crédits. Et après ? J’ai déjà payé un loyer et pris un crédit pour une machine à laver !
La vérité c’est que si l’agent immobilier voit quelque chose de louche : je vois que vous avez réglè une somme bizarre là… Je vois que tous les mois vous êtes en découvert de 20 €…

Franchement, vous aimez ça vous, montrer vos relevés de comptes ? Vous n’avez pas l’impression d’être espionnés ?

Un jour j’ai voulu changer de banque. Le banquier qui m’a reçue m’a posée tellement de questions que j’ai tout laissé tomber ! C’est sûr mon premier compte je n’avais aucun revenu, ni aucune dépenses ! Mais là c’est tout juste si je ne devais dire combien je dépensais par mois pour ma nourriture ! Pourtant tout le monde a droit à une banque, non ? J’ai applaudi de deux mains la création des banques sans banques !

En ce qui concerne les règlements, il y a une chose vraiment scandaleuse sur laquelle les associations de consommateurs devraient se pencher ! C’est “régularisez par CB”.

J’explique pour ceux qui ne connaissent pas : le prélèvement d’une facture quelconque n’est pas honoré. Ce qui signifie sans avoir besoin de sortir de Saint-Cyr : Yavait plus de sous sur le compte.

Aussitôt vous êtes harcelés par mél, par sms ou autre : régularisez simplement au 09888 ou sur notre site blablatruc.

Mais bon sauf si vous avez plusieurs comptes en banque avec plein de sous (dans ce cas on se demande pourquoi le prélèvement ne passe pas), ben quand ya plus de sous, ya plus de sous… Et yen aura peut-être plus tard, mais pas tout de suite !

Sauf que voilà, dans la plupart des cas, même si le prélèvement n’est pas passé, le paiement par CB va passer, lui. parce que vous avez un découvert, parce que vous pouvez encore payer par CB que sais-je !

Et ceux qui vous demandent de régulariser par CB se moquent bien que vous ayez des ennuis avec votre banque ! Ils vous harcèlent, vous menacent : si vous ne règlez pas avant telle date on vous coupe le gaz, l’électricité, internet, la télé et l’arbre dans votre jardin !

Voilà pourquoi je dis que ces méthodes devraient être interdites… 

Les choses intéressantes que pourraient apporter les nouvelles technologies ?

Il y a en a ! Comme le mini chat de Mandarine ou de Canal peluche. L’attente est moins longue qu’au téléphone, et pendant que le conseiller fait des réglages et des essais, je peux faire autre chose.

Par contre au bureau quand je suis en panne, un informaticien “prend la main” sur mon pc pour m’aider.

Jamais encore je n’ai vu la même chose à la maison ! Pourtant techniquement ça doit être possible.

lundi 8 décembre 2014

Envie de vacances

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L’autre soir, un coup de fil surprise. Bérénice, une amie qui est partie vivre à Lyon depuis un an. Bien sûr depuis on s’écrit de temps en temps, mais ce n’est pareil que les longues conversations au téléphone. Je me suis toujours promis d’aller la voir et vice versa, le temps passe…

 Au cours de la conversation, je lui dis combien je suis fatiguée, et comme je rêve de vacances. Bérénice rit un peu : voyons tu es fatiguée, tu rêves de vacances et tu ne pars pas ! Qu’est ce qui te retient ? Tu n’as plus d’enfants en âge scolaire, tu devrais en profiter pour partir n’importe quand.

Elle a raison, sans doute qu’il me manque une motivation.

Elle me dit :

- J’ai une idée ! Tu connais l’Italie ?

- Non et pourtant j’en ai toujours rêvé !

J’avais même pris des cours d’italien ! Quelle jolie langue, romantique, la langue de l’amour ! Je n’étais plus à l’école depuis longtemps, c’était vraiment pour le plaisir.

Bérénice m’expose son idée : si nous allions à Turin ? Ce n’est pas très loin de Lyon et cela te plairait. Comme ça tu fais d’une pierre deux coups : tu viens me voir à Lyon et nous partons en vacances ensemble !

Torino ! Oh oui certainement que cela va me plaire. Tout le monde a entendu parler de Turin, les sportifs à cause des jeux olympiques d’hiver en 2006, les amateurs de belles carrosseries à cause de Fiat, puis de Lancia.
Mon prof d’Italien nous avait parlé de la géographie de l’Italie, je connais donc un peu la région Piémont qui a donné son nom à une salade et une pizza.

Je questionne Bérénice : ce n’est pas très loin de Lyon mais comment veux-tu y aller ?

- Pas de soucis, j’ai tout prévu, il me manquait juste une compagne de voyage. Il y a des bus qui font le trajet de Lyon à Turin, et j’ai déjà trouvé l’endroit idéal pour dormir, mais je ne t’en dis pas plus, c’est une surprise.

Je pose quelques questions sur nos activités sur place. Pleine d’enthousiasme, Bérénice me fait rêver. « Les arcades sous les soleil, les petits cafés aux jolies terrasses le soir, les avenues bordées d’arbres. Turin est très liée au cinéma, on y organise de grands festivals tous les ans. Et il faut absolument voir ce magnifique monument la « Mole Antonelliana » qui abrite le musée du cinéma.

Ah !  Il y a tellement de choses à dire, que j’en perds mon latin, c’est le cas de le dire.
Mais bon regarde le guide de voyage et admire toutes les belles photos de la ville. N’oublie pas ton appareil photo surtout. En plus cette année l’hiver promet d’être clément, ce sera vraiment agréable 

Tu es gourmande si je me souviens bien et tu aimes le cappuccino ? Alors tu vas adorer le gianduiotto, le célèbre chocolat de Turin, et pour le shopping il y a tout ce qu’il faut aussi ».

Je ris en l’écoutant : à t’entendre en parler, on dirait que tu connais par cœur et que tu es déjà allée à Turin !

- Tu ne crois pas si bien dire ! J’ai toutes les images dans la tête, je me régale déjà d’avance à l’idée de voir de si belles choses !

Je disais qu’il me manquait une motivation pour partir en vacances, alors merci Bérénice !

Dès que j’ai raccroché, je rêve à mon tour et je n’ai qu’une hâte, partir au plus vite !

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dimanche 7 décembre 2014

Réflexions#5

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C‘est pénible quand il pleut un peu mais pas assez. Les essuies glaces grincent mais tu ne peux pas t’en passer.

C’est pareil pour la neige fondue ! Je suis révoltée ! Faut avoir le courage de ses opinions : tu veux être quoi ? De la neige ou de la pluie ?

C’est clair qu’on ne demande pas aux sportifs d’être intelligents mais on ne leur demande pas d’être aussi cons non plus !

J’avais une chef qui passait son temps à donner des ordres et des contre ordres. Quand elle nous reprochait quelque chose et qu’on lui répondait :
- mais c’est vous qui avez dit de faire comme ça !
Elle répondait : on ne s’est pas compris !
Un jour nous lui avons demandé de donner toutes ses directives par mél envoyé à toute l’équipe. Il fallait voir sa tête quand en cas de contre ordre, on lui mettait sous le nez le mél “ordre qui a précédé” !

J’ai des centaines de films pas vu dans un dossier de mon mini-ordi. Même si je n’ai rien à regarder, même si on me dit que c’est super bien, j’ai toujours du mal à regarder un film ! Je suis trop accro aux séries. Une série je ne suis jamais déçue, je sais ce que je vais y trouver, ce n’est pas trop long, pas de temps morts. Et certaines sont des drogues, et je pleure quand c’est la fin de la fin de la 7ième saison !

Les bons films sont très rares, et pour couronner le tout je n’aime pas le cinéma français… Oui je sais, pas la peine de me citer les exceptions, je les connais, j’ai d’ailleurs fait un billet là dessus.

J’aime pas la mer. Et alors ? Comme ça vous aurez plus de place sur la plage cet été.

Quand j’ai commencé à danser, je disais “cavalier, cavalière” puis j’ai compris que j’étais démodée, tout le monde dit “danseur, danseuse”

Ce n’est pourtant pas la même chose, on peut très bien aller “sans cavalier” à une soirée où il y a beaucoup de danseurs.

Quand j’étais jeune fille, il est arrivé qu’on me donne un cavalier pour la soirée… Cela dit parfois j’aurais préféré m’en passer… ou choisir moi-même !

C’est le moment d’utiliser les dictons liés au froid !

Un froid de canard

Un froid de gueux

Un temps à ne pas mettre un chien dehors

Il gèle à pierre fendre

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