Une grande rêveuse

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vendredi 27 janvier 2012

Tête à chapeau

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J’adore les chapeaux ! Pas toujours sur ma tête, d’ailleurs, je les collectionne !

Pour commencer sachez qu’il n’existe pas de “tête à chapeau” ! Il faut être bien dans sa peau pour porter un chapeau ! Ça rime et c’est simple !

Bien sûr j’ai une préférence pour les chapeaux d’été, les larges capelines, ou les chapeaux plein de froufrous qu’on ne peut mettre que pour un mariage (et encore pas tous les mariages). J’aime aussi les “mixtes” panama, borsalino…

J’aime même certains bérets, et les casquettes qui donnent une mine espiègle !

L’hiver, c’est plus délicat ! J’avais un certain à priori sur les bonnets, pour moi c’était réservé aux mamies, pourtant le bonnet femme a bien changé, je vais sans doute me laisser tenter, je suis une vraie frileuse ! 

Mais ce que j’aime vraiment c’est le cache oreille ! Idéal pour ne pas décoiffer, ne pas aplatir les cheveux alors que je me suis donnée du mal pour être présentable en sortant de chez moi ! 

Ma petite nièce m’a demandé pour Noël, un cache oreille léopard, trop mignon. Pour ma part j’ai opté pour celui là, noir il ne se voit pas dans ma chevelure noire, et puis l’avantage c’est de ne pas me poser de questions si je change de manteau, pour qu’il soit assorti !
En plus je peux cacher mes écouteurs dessous !

Tiens d’ailleurs, je suis une vraie geek, j’ai mesuré mon tour de tête avec le fil du chargeur de mon Aïe-Fone !

Et si un jour je vais voir Vladyk au Québec, il y a même des bonnets canadiens ! 

Et vous ? Vous aimez les chapeaux ?

jeudi 26 janvier 2012

Pas facile (partie 2)

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Donc j’ai bien compris, mes filles ne me prennent pas pour une sainte, mais pour une “vieille” et les vieux n’ont pas de vie se*xuelle parce que c’est sale !

Quid de ceux qui sont mariés depuis 20 ou 30 ans ? Vous croyez qu’ils sont sages ? Non là, ce n’est pas pareil, eux ils ont le droit ! Ah bon ! Donc si j’étais restée mariée avec leur père (ce héros) j’aurais le droit ! Soit !

Bien, que mes filles chéries pensent ce qu’elles veulent ! Après tout, il n’est pas question de leur faire part des détails !

Première étape : les filles j’ai un amant… Oui on sait, un PQR ! Non pas lui ! Un autre… bon ben c’est bien tant mieux pour toi… Et ton PQR ? Je ne le vois plus…

Deuxième étape : mais tu le vois où ? À la maison pourquoi ? De quoi ? Pas dans ma chambre, j’espère ?
De quoi ? Pas dans mon lit j’espère ? Roh, mais où je veux ! D’abord vous n’habitez plus là, enfin Artémis de temps en temps ! Et puis je vous en pose des questions moi ? Je n’ai rien dit quand tu m’as avoué, toi… oui toi, avoir testé la solidité de la table de la cuisine ! Et puis je n’ai jamais eu de chambre dans cette maison, je ne vais quand même pas aller à la cave ou dans le jardin quand mon amant vient me voir ! 

Troisième étape : Artémis et Jérémy, ça vous dirait d’aller au ciné dimanche après-midi ? Tristan doit passer ! Je vous le paye (le ciné) ! De quoi tu me mets dehors ? Non je ne te mets pas dehors, je te demande de me laisser une heure ou deux ! Je ne serai pas à l’aise si vous êtes là ! Et puis vous êtes toute la semaine tout seul à la maison quand je travaille, vous pouvez bien me laisser la maison ! Mais pas question ! Et puis tu restes dans le salon, tu ne l’emmènes pas en haut ! Non j’ai pas envie de sortir, ça ne se fait pas ! Non mais je rêve, tu me mets dehors !
Mais arrête avec ça ! Et puis si tu veux rester, reste ! Enfermez vous tous les deux dans ta chambre, mais je ne veux pas vous voir, ni vous entendre ! Même pas pour aller faire pipi !
Tu es folle ! Et je vais t’entendre en train de b… Exactement ! C’est pour ça qu’aller au cinéma serait une bonne idée ! Et puis moi je n’ai jamais fait d’histoires quand ton lit grince !
Si mon lit grince c’est sûrement ta faute ! Il ne grincait pas avant ! C’est que tu as du faire des trucs louches avec ton mec ! Et pas question de nous enfermer, non mais !
Très bien puisque c’est comme ça je déménage ! Je prends un appart avec Jérémy !
Hé ho ! ça va ! Ça fait longtemps que tu veux prendre un appart, ce n’est pas moi qui te mets dehors ! Et puis je n’y peux rien si la maison est petite ! Comment tu ferais si je vivais avec quelqu’un ? Un jour où l’autre on sera forcément en vacances tous ensemble ! Mais ce n’est pas croyable d’être aussi égoïste !
Moi égoïste ! Ça c’est un comble, c’est toi l’égoïste, tu nous mets dehors, aucun respect pour Jérémy qui devrait être ton invité !
En tout cas moi si je le croise, je vais être mort de rire ! Salut Tristan, tu vas t’occuper de ma belle-mère ! Amuse toi bien ! Ah salut Tristan, c’est déjà fini ? C’était rapide !
Oh ! Que tu es drôle Jérémy ! C’est vrai qu’à 20 ans, tu dois pouvoir donner des leçons de se*xe aux grands !

Allo maman ! Ma sœur m’a raconté, c’est vrai que tu exagères un peu ! Je la comprends ! C’est pas le pacha ton mec, tu ne pourrais pas aller à l’hôtel ?

Mais quelle culot vous avez les filles ! Vous, vous avez le droit de faire tout ce que vous voulez, mais moi la mère je dois demander la permission ! Je te rappelle que tu habites à Grande Ville du Sud depuis 2 ans, et que la maison, c’est quand même la mienne !

La nôtre ! Mais non je ne suis pas égoïste ! Je suis très contente que tu aies un copain, encore que tu aurais pu… choisir quelqu’un d’autre… mais tu pourrais éviter de faire des trucs dégoûtants… sous notre nez ! Et puis en passant, je ne veux pas le voir ! 

Mes chéries, sachez qu’en ce domaine, comme en d’autres d’ailleurs, je n’ai jamais laissé personne me dicter ma conduite, ni me donner des ordres ! Alors ne vous fatiguez pas avec votre chantage et vos leçons de morale ! Vous l’avez sans doute oublié, mais c’est moi la mère ! Personne ne m’empêchera de voir Tristan ! Si vous voulez la guerre, vous allez l’avoir ! Mais vous n’allez pas gagner !

M’en fous ! Je le dirai à grand mère ! Et à toute la tribu d’ailleurs ! Je raconterai tout ce que tu fais !

à suivre

mardi 24 janvier 2012

Pas facile !

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Mes filles chéries peuvent montrer parfois une facette d’elles-mêmes que je ne connaissais pas…

Ou que je soupçonnais, bien au contraire, mais que je refusais de voir ! Non pas que ce soit horrible et inadmissible, non ! Juste un peu… limite !

Leur cher père est un homme (donc faible et pas dangereux comme dans la chanson), donc il a une seconde femme, (c’est un homme, donc faible et pas dangereux) c’est navrant, mais c’est comme ça !

Leur chère mère, tout au contraire, est une femme indépendante et volontaire, pas le genre à se laisser dicter sa conduite, et puis elle n’a jamais eu besoin d’homme, elle nous a nous, ses chères filles… De là à penser que quelque part elle n’a jamais oublié notre cher père, ce héros, il n’y a qu’un pas, que “nous les chères fille” on a peut-être franchi !

Mes filles chéries trouvaient que les hommes qui m’approchaient, surtout ceux qui étaient peu discrets étaient des loosers ou des ringards. Elles se gondolaient de rire si un lourdingue me draguait, me disaient que je devais les attirer (les lourdingues)
Elles se gondolaient d’autant plus que je ne risquais pas de dire oui au lourdingue !
Pour couronner le tout, elles ont vu deux fois des femmes me faire des avances ! Et alors ! Un compliment, ça reste un compliment !

Mes filles connaissent mon passé, et combien de petits copains j’ai eu. Il y a prescription et je raconte toujours ce qui est drôle ! Pour le présent (enfin présent au sens large) elles ne me connaissaient pas d’amants…

Elles étaient mortes de rire quand Marc m’a embrassé derrière l’église, (elles n’ont pas assisté à la scène bien sûr), et elles connaissent encore une ou deux histoires comme celle là !

Elles riaient d’autant plus, mes chères filles, qu’elles avaient pour moi une certaine condescendance !
De mon point de vue, c’est l’histoire (ou les histoires) d’un homme qui me plaît bien, mais qui est trop entreprenant, après le premier baiser il veut aller trop vite, donc je le repousse !

Du point de vue de mes filles, leur mère est une gamine inexpérimenté, qui s’est laissé embarqué dans un flirt qu’elle ne maitrise pas, et qui s’en est sortie in-extrémis, rouge de confusion !

Mais qu’elles s’amusent à mes dépens et se moquent de moi, ne me gênait pas du tout !

Pourtant le temps passe, les filles chéries grandissent. Parfois elles s’inquiètent quand même de la proximité de certains amis hommes et veulent savoir  : tu as couché avec lui ?
phrase prononcé sur un ton outré et des sourcils froncés, prêtes à l’attaque !
La question serait plutôt : tu n’as quand même pas ? Non parce que tu es vieille et c’est dégoutant !

Parfois j’ai senti une légère animosité lorsque des hommes plutôt jeunes, la trentaine, me tournaient autour… Aïe, pas si asexuée que ça, la mère !
À noter que la chère mère était forcément coupable, même si elle ne s’intéressait pas du tout au mâle en question !

Mais bon, dans l’ensemble mes filles chéries dormaient tranquilles : elles se trouvent un chéri, c’est la vie, l’amènent à la maison, c’est la vie aussi.
Maman ne dit rien si elle entend le lit grincer ou si elle surprend un couple tout nu dans la piscine, c’est la vie…

Et puis un jour un homme arrive, un vrai, un dur, un tatoué… (tatoué c’est faux)

Mes filles chéries ont quitté le nid, donc ça ne devrait pas trop poser de problèmes, pourquoi leur cacher ?

Non pas de problèmes, pourquoi y en aurait-il ? Mes filles ont fait ce qu’elles ont voulu, j’ai hébergé des tatoués, des bizarres, voir des zarbis…
Elles doivent bien être tolérantes comme leur mères, les petites, non ?

Et c’est là que les ennuis commencent !

vendredi 20 janvier 2012

Excité !

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Non, ce n’est pas ce que vous croyez ! Désolée !

Ce n’est pas facile à expliquer, comme souvent ! Mais l’exemple qui me vient le plus à l’esprit, ce sont des souvenirs d’enfance, les miens et aussi revoir mes filles petites.

Le contexte : une famille avec enfants, des invités, une fête, du bruit dans la maison, et voilà que les petits sont en ébullition et qu’on dit d’eux : ils sont excités ! Je ne vous fais pas un dessin, vous voyez très bien ce que ça donne, les joues rouges, la bougeotte, le petit fait tout pour se faire remarquer, il fera même des bêtises, c’est aussi souvent le moment où il se fait une grosse bosse parce qu’il n’a pas vu le mur, ou dévale l’escalier sur les fesses ou agresse sa cousine parce qu’elle ne veut pas jouer au docteur…
Cela dit elle n’a pas tort, la cousine, un docteur excité, c’est louche !

Les enfants c’est craquant et moi quand je les voyais comme ça, mes filles chéries, contrairement aux autres adultes rabat-joie qui enjoignaient les leurs de se calmer, je souriais et je les enviais presque, tant cela ramenait de bons souvenirs !
Il en faut peu pour être heureux quand on est petit !

Là où la chose est déroutante c’est de voir des adultes dans le même état ! Je vous parle d’adultes à priori sain d’esprit, bien sûr ! Mais vous allez comprendre avec des exemples… J’adore les exemples, j’ai du être institutrice dans une vie antérieure !

Exemple 1 :

À une époque je travaillais dans un grand bureau où nous étions 3, deux femmes et un homme d’un âge à peu près égal, c’est à dire la trente-sixaine. Appelons l’homme Prosper, parce qu’il a besoin d’un pseudo…L’ambiance était plutôt sympathique, discussions, échanges, comment va ton chien-ton-fils-tu-as-changé-de-voiture-finalement ?

Comme l’ambiance était plutôt bonne,nous avions souvent la visite de collègues d’autres bureaux, venus dire un petit bonjour, comment ça va, raconter une blague ou nous taquiner, très bon enfant tout cela ! 

Parfois nous partions sur une discussion sur un sujet quelconque, et ça durait un peu plus que d’habitude.

Prosper, je ne sais pas quel était son passé, ni sa relations aux les autres, mais souvent lors de ces visites il se transformait… !

Alors que nous dissertons sur un sujet mi-sérieux comme la constipation chronique de notre chef, ou la sexualité des truites de la Seine, notre Prosper bondit de son siège et va mettre sous le nez de notre visiteur une feuille de papier, en lui disant : c’est un jeu, tu lis quoi là ?
Le visiteur ne voulant pas le vexer se prête au jeu… vite fait, pour reprendre la conversation qui nous intéresse tous !

Autre variante, une visiteuse, vient dire bonjour, et Prosper tout excité se lance tout seul dans une histoire même pas drôle, ou s’empresse de ressortir une blague qu’il a entendu la veille dans ce même bureau racontée par le visiteur numéro 1.

Bref, je ne pas quel était son passé, ni sa relation aux les autres, mais à le voir excité comme ça, on a envie de le modérer ! Certes j’aime rire, certes j’aime qu’il y ait de l’animation, mais j’ai bien envie de dire :

- Il faut te calmer mon petit père, là ! Il y a un temps pour tout ! Quand on est lancé sur un sujet mi-sérieux, on est en train d’échanger, pas de faire un jeu qui pourrait servir pour la soirée des anciens combattants, ou le lendemain du mariage de cousine Alberte…
Et puis il faut d’abord se demander si les gens ont envie de jouer, et leur proposer “tu as envie de faire un petit jeu,ou une devinette, blabla ?”, bref, on tâte l’ambiance !

Quant à sauter sur la visiteuse comme la misère sur la pauvre monde, alors qu’elle passait juste la tête, pour lui ressortir une vanne, que nous tes colloc, on connaît, vu qu’on était là, même chose ! Ne t’excite pas comme ça dès qu’un humain passe la porte, comme si tu vivais seul dans une grotte depuis 10 ans !

Exemple 2 :
Je suis sûre que vous aimez ça les exemples !

Dans ma tribu, vous l’aurez compris, on parle beaucoup, on disserte, on débat, on se chamaille, on ne s’ennuie pas ! Oui c’est quand même important de souligner qu’on ne s’ennuie pas !

Dès qu’elle a grandi Athéna a voulu quitter la table des “ados et enfants” pour participer à ces discussions bien plus intéressantes que “drague-zik-cuite” !

Un jour, une petite cousine appelons la Prospérine car il lui faut un pseudo, donc fille d’une de mes cousines, s’étant disputée avec ses parents, prenait souvent contact avec ma tribu, via une sœur ou moi-même. Aussi se retrouva t-elle souvent à notre table familiale, Prospérine a 2 ans de plus qu’Athéna, donc la vingtaine à l’époque.

Prospérine, je ne sais pas quel était son passé, ni sa relations aux les autres, mais souvent lors de ces repas elle se transformait !

Alors que nous dissertons sur un sujet sérieux comme les élections, le prix du carburant, ou autre débat existentiel (les cyclistes doivent-ils brûler les feux rouges ?), Prospérine sans se préoccuper de couper la parole demande un papier et un stylo pour faire un jeu. Là en général il n’y a aucune réaction, et si elle réussit à obtenir le papier et le stylo (c’est pas gagné, on est quand même à table, là !), elle ne parviendra pas à capter l’attention de tous les convives !

Une autre fois lors d’une soirée dansante, où mon frère fait le DJ, elle demande qu’on lui mette une chanson en lui tendant son CD. Soit, Cédric bien qu’il n’aime pas spécialement qu’on l’embête comme tout DJ même amateur (imaginez que tout le monde en fasse autant) lui passe sa chanson. Après quoi elle revient le voir, en lui disant qu’il faut passer aussi la 6, et la 8, puis la 10 et la 12. Mon frère fait “oui oui” sur le ton de “parle à mon c…” et Camomille plus directe fait remarquer à la demoiselle que quand on est invitée, on s’écrase qu’on aime ou pas la musique !

Pour finir un soir de réveillon du jour de l’an.cette fois ci on fait des jeux, car nous sommes joueurs bien sûr, mais (reportez vous plus haut, on tâte l’ambiance etc, on propose, on n’impose pas…) et voilà que Prospérine, encore plus excitée que d’habitude, se précipite sur le maître de maison pour proposer un super jeu : on joue l’intro d’une chanson au piano et on essaye de deviner la suite… Euh oui… une autre fois…
Déjà il faudrait que tout le monde sache jouer du piano, et puis ce jeu risque de casser l’ambiance…

Là aussi on a bien envie de lui dire à la demoiselle, censée être adulte, il faut te calmer ma poulette ! Tu es invitée quelque part tu t’adaptes ! Tu n’as rien compris à ma tribu ! Possible que tu sois habituée à faire des trucs bizarres à table avec un papier et un stylo chez toi parce qu’on s’ennuie, possible que nos débats ne s’intéressent pas, mais il ne faut pas s’exciter comme ça, comme si tu vivais seule depuis 10 ans dans une grotte !

Bon pour la musique, ma sœur t’a expliqué, tu as compris je crois ! Pour les jeux, c’est un peu pareil, si le maître de maison a organisé des trucs, c’est qu’il a des idées tout seul comme un grand !

À ce stade, vous me trouvez sans doute bien cruelle, et bien intolérante ! Mais non j’essaye seulement d’expliquer que les excités me déroutent, et ce n’est pas fini !

Exemple 3 :

L’excité du blog ! Ça existe, si si !

Comme vous le savez sûrement, je suis plutôt gentille, j’aime rire, faire rire, j’ai de l’humour. L’ennui c’est que certains s’y trompent ! Être gentille ne veut pas dire ne pas avoir de caractère et je surprends chaque fois que je dis  : non ça, ça ne me plaît pas !
De même aimer rire ne veut pas dire qu’on rit de tout, ni qu’on se tape sur les cuisses sans raison valable, hors contexte ou qu’on aime l’humour potache !

Foin de préambule, je savais qu’on pouvait s’exciter IRL, mais pas via un blog !

Appelons le Blogueurfou parce qu’il lui faut un pseudo ! C’était il y a quelques années sur Canalprout, inutile de chercher ses coms ici, je précise !

Blogueurfou a un blog et découvre le mien, il se met à tout lire depuis le début. C’est plutôt flatteur et ce n’est pas le premier.
Jusque là tout va bien. Puis il se met à commenter tous les billets, même les vieux, je réponds scrupuleusement, je suis bien élevée. Il m’écrit aussi très souvent pour me donner son avis sur tel ou tel billet.

Ensuite le voilà sur les billets actuels. Et là il s’excite ! À minuit pile il est devant son écran pour être le premier à commenter  ! J’ai même eu droit à une réflexion un jour parce que je n’avais pas publié en temps et en heure !

Ensuite, d’autre commentateurs interviennent, et là il est surexcité, il n’attendait que ça ! Il part dans tous les sens, répond à Pierre, Paul, Jacques, lance un sujet hors sujet, apostrophe Albertine et Cunégonde. Au bout d’un moment il se retrouve tout seul parce que le sujet est épuisé, ou qu’il n’a pas su accrocher l’auditoire, le soufflé est retombé, pas grave, il reviendra demain !

Pour peu que le billet plaise et qu’il y ait beaucoup de commentaires, il est tout frétillant, il me donne des conseils  : Yes youpi, youkada, il faudrait que tu fasses ça et ça, et un jeu (encore !) qui parle de ça et ça !

Et comme il a un blog, ou il n’a pas grand chose à dire, et où il a peu de visiteurs, il pioche des idées chez moi !
Blogueurfou fait preuve d’une grande subtilité et d’une grande imagination ! Pour peu que j’ai titré un billet “J’aime les roses rouges” le lendemain il publiera : “Moi aussi j’aime les roses rouges !”

Et bien entendu il continue à m’écrire pour me donner des précieux conseils pour mon blog ! Ou alors me demander comment j’ai fait pour avoir des lecteurs… Je n’en sais rien, je me le demande encore !
Vous vous souvenez de ce que j’ai dit sur les suiveurs ! 

Là j’avoue que je commence à être sérieusement agacée ! Un jour où mon anonymat a été menacé, je l’ai remis à sa place, et il n’a pas aimé ça !

Ben oui mon petit père, faut arrêter de t’exciter comme ça ! Ce n’est qu’un blog, je suis ravie qu’il te plaise, mais il ne faut pas te mettre dans des états pareils, comme si tu avais vécu seul dans une grotte pendant 10 ans !

Et puis il n’est peut être pas parfait mon blog, mais des idées j’en ai toute seule et tes précieux conseils, tes idées de jeux, garde les pour le tien, on ne sait jamais, ça peut marcher !

Voilà le troisième excité !

J’espère que vous avez compris mon propos, et que vous allez vous exciter dans les coms, moi je vais de ce pas m’exciter sur un organe autrement plus excitant !

mercredi 18 janvier 2012

Le plus beau slow anglais

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J’avais fait un billet sur la plus belle chanson d’amour, hélas quand j’ai déménagé de Canalprout, j’ai perdu tous les liens “Dix-heures” et c’est un trop gros travail de les retrouver, d’ailleurs je me suis pris les pieds dans le xhtml, et j’ai même essayé de retaper tout le billet sans succès, mais je m’égare….

Je m’étais toujours promis de faire la même chose en anglais ! J’ai une compil de slows anglais toujours prête à l’emploi, surtout quand mon amant vient…

Je la remets à jour régulièrement, car certains m’ont lassée : Sailing de Rod Stewart m’a lassé, Mamma qui n’est pas vraiment un slow, et même Still Loving you, parce que c’est surtout le refrain enfin la phrase “Still loving you” qui est géniale, le préambule est trop long (comme dans mes billets !)
nb : je ne donne pas toujours les interprètes, parfois je ne les connais pas ! 

Le plus étrange c’est que j’en trouve encore de ces supers slows, alors qu’ils sont plutôt démodés : maintenant on fait du “slow” avec juste piano et voix à la Patriiiick ! Moi j’aime ça ces déchaînements de basses, de guitares, de batterie, de je ne sais quoi, d’ailleurs, j’aime quand dès les premières notes, je sais que je vais avoir les larmes aux yeux, et avoir une envie folle de me coller au torse viril de.. ou de fermer les yeux dans le noir…

Il arrive même que mes filles m’en trouve un, surtout Athéna qui adore les tubes des années 60 : maman écoute ça, c’est le style de slow qui va te rendre dingue ! 

Je ne commence pas par mon préféré, mais par le plus vieux qui ne m’a jamais lassée, et qui est un symbole ! 

Depuis des siècles, même avant que je ne conduise, nous arrivions à la Sauvageonne la nuit, après un an d’absence. 

1 ou 2 kilomètres avant de monter, c’était le moment de mettre une super musique dans l’auto radio pour voir apparaître la Sauvageonne toute blanche dans la lune, perchée sur sa colline. Cette musique c’était “Without you”, parce que vivre sans elle, ce serait impossible.

Les années ont passé, longtemps j’ai remplacé cette chanson par une autre parce que les cassettes c’était fini et je ne l’avais pas retrouvé en CD, et puis parfois j’arrivais le jour, ou alors j’étais trop épuisée pour changer de CD. Et puis je l’ai retrouvée, “regravée”, j’ai raconté l’histoire à mes filles qui ont insisté pour maintenir la tradition, et Athéna a le CD dans sa voiture. 

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Ma préférée, la plus belle, est liée à l’histoire d’une passion. Passion que j’ai raconté ici. Il y a eu une période où je ne pouvais plus l’écouter, c’était trop douloureux. Puis une période où elle ne me faisais plus rien, mais comme justement je ne supportais pas qu’elle soit devenue vide, je ne l’écoutais plus. Et puis cet été il est revenu à la Sauvageonne, et j’ai réécouté cette chanson en repensant à lui… Elle est peu connue, la voilà :

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Celle qui colle le plus au style que j’aime avec déchaînements d’instruments et tout et tout, que j’ai pourtant découverte très longtemps après mes années de jeunesse et de slows anglais, c’est “Night in white satin” : 

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Grâce à mes séries préférées, j’ai découvert quelques belles chansons, peut être un peu moins “peaufinées” un peu plus soft, mais très belles !  Celle de Highlander, que vous connaissez sûrement tous : 

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Et les autres : 
It’s doesn’t matter
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Daydream Believer
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Parmi les récentes, parce qu’il y en a quand même, Goodbye my lover, (je ne vous la mets pas vous saurez la trouver sur Dix-heures) et aussi : Listen to your heart, et No tears :
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Je ne remets pas “Sound of Silence” je lui ai déjà rendu hommage dans ce billet ! Malgré mon accent anglais lamentable (d’après mes filles, les garces !) je la connais par cœur, et il y en a une autre, qui me fait tomber à genoux et qui a l’avantage d’être longue ! 
En plus en l’écoutant je vois Brad Pitt sur un quai de gare, bien sûr il faut avoir vu le film, pour une fois je connaissais la chanson avant le film ! Savourez !

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Bien sûr je ne mets pas tout, ma compil dure 3 heures ! Pour finir un trésor que je partage avec vous, une chanson que j’ai mis des années à retrouver ! Une amie de jeunesse l’avait sur une cassette, enregistré par un ex dont elle ignorait le nom (l’ex et l’auteur de la chanson), j’ignorais même quel était le vrai titre qui n’est pas toujours ce qu’on croit (le refrain à tout hasard).
Si internet n’existait pas je ne l’aurais jamais trouvé, car il en existe des versions jazz qui n’ont de commun que les paroles ! 

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Et enfin une chanson qui n’a rien d’anglais, mais qui a toutes les sonorités que j’aime ! 


Si vous en connaissez, je suis preneuse ! Avec le lien Dix-heures si possible !

lundi 16 janvier 2012

Martine a fait médecine

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En plus de ses super qualités que je vante souvent ici, Martine a fait médecine ! Ses supers qualités, rappelons le, on ne peut pas en placer une une grande capacité d’écoute, elle pense à votre place, un grand talent pour la psychologie, répète cent fois la même chose, le sens de la synthèse ! 

Ouh !  Que je suis vilaine, mais rassurez-vous, j’aime ma maman, je suis toujours là pour elle, je fais tout pour la distraire, la promener, et je lui pardonne bien volontiers ses travers, car elle a aussi de grandes qualités ! 

Elle a fait médecine (du moins on pourrait le croire) parce qu’avoir élevé 4 enfants, en plus de ses neveux et nièces dont elle a commencer à s’occuper très jeune, fait que les maladies n’ont aucun secret pour elle ! Et bien sûr elle a toujours un remède de grand-mère à vous proposer, bien plus efficace que toutes ces saletés que le médecin veut vous refiler ! 

Le seul qui avait grâce à ses yeux était notre vieux médecin de famille que j’ai toujours connu. Pas le genre gai luron, aussi impressionnant que son cabinet avec ses immenses tapisseries et ses meubles de style. Intimidant et tout. Mais c’était un vrai de vrai ! Qui se déplaçait à domicile dans la seconde, qui savait brûler une verrue et enlever un bouchon de cire, et ma mère n’a jamais eu de gynéco (pas plus que moi dans mes jeunes années) car le médecin savait tout faire ! 

Un jour mon grand père est tombé malade, le médecin a passé la porte et a dit sans même l’avoir touché : vous partez à l’hôpital tout de suite ! Une autre fois, alors qu’il venait pour ma sœur, il m’a croisé dans l’escalier où je jouais, j’avais fait la veille une chute de vélo mémorable et j’avais toute une joue éraflée, le médecin a donné à ma mère une pommade pour m’éviter les cicatrices. Il arrivait qu’il vienne pour les 3 enfants, tous terrassés par une maladie infantile. 

Ce genre de médecin est irremplaçable et n’existe plus que dans les campagnes. Aussi quand il a pris sa retraite, bien que ma mère l’ait remplacé par un autre, (pas le choix avec des enfants en bas âge), elle a décidé que le seul médecin c’était elle !

Aussi dès que l’un de ses enfants, même largement adulte et vacciné se racle la gorge, éternue ou est légèrement ballonné, Martine a aussitôt un diagnostic approprié. L’avantage est que si ça concerne la peau (rougeurs, boutons, eczéma) elle file vous acheter de la pommade, un gel douche spécial peau sensible, une crème de jour hydratante, et le plus souvent des marques qui ont fait leur preuve, du savon d’Alep, de la  lanoline and Co. Du coup je n’ai jamais eu à acheter quoi que ce soit à Artémis, qui a la peau sensible ! 

Mais ce qui énervait prodigieusement mon ex-beau frère Jean-Louis, c’est que dès qu’un bébé ou un enfant (les nôtres) était malade, elle faisait son diagnostic : “il a ça ! Tu verras ce que je te dis ! Je suis sûre que le médecin te le dira”. Quand l’enfant avait “la déripette” (traduction d*iarrhée) ou était constipé, c’était forcément la faute de la mère indigne (une de ses filles) ou alors sa belle-fille (mais là elle osait moins le dire) qui donnait forcément des repas totalement déséquilibré au pauvre enfant innocent !
S’il attrapait froid c’est qu’on ne l’avait pas assez couvert, et si il avait de la fièvre c’est qu’on l’avait trop couvert.

Mais là où Martine est la meilleure, c’est quand elle est son propre médecin ! Et l’histoire la meilleure la voilà !

Un jour Martine ne se sent pas bien, Jean-Louis lui dit :

- Mais pourquoi vous n’allez pas chez le médecin ?

- ça ne sert à rien,  je ne sais pas ce que j’ai !

Quelques jours plus tard :

Jean- Louis : vous êtes allés voir le médecin ?

Martine : non ! Mais maintenant je sais ce que j’ai !

vendredi 13 janvier 2012

La passion

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J’avais l’amour et je voulais la passion…

Je rêvais d’étincelle et de feu d’artifice. De flamboyants desserts et d’entrées en matière explosives…

Je voulais cet homme fuyant, imprévisible et mystérieux. Cet homme qui savait se faire désirer, susciter des émois, souffler le chaud et le froid, promettre sans donner.

Je me lassais de cet homme qui m’aimait, de son calme, de la sécurité… Je me lassais d’être aimée avec une telle abnégation, une telle totale acceptation… J’avais l’impression d’être aimée comme une enfant…

Et je voulais le désir, la passion, l’incertain, la belle aventure éphémère et violente, plutôt que la sécurité.

J’avais l’amour et je ne le voyais pas, j’avais l’amour et je voulais la passion.

J’ai perdu les deux.

mercredi 11 janvier 2012

J'aime pas le hard discount !

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À côté de chez moi il y a un supermarché Priprix, bien pratique pour les petites et moyennes courses, de plus je passe devant en sortant de la gare, idéal si je n’ai pas envie de ressortir, une fois “posée” chez moi !

Ce magasin a toujours été “correct” bien mieux que Neudé, qui est à deux pas, et où je ne mets jamais les pieds ! Je déteste les “hôtes de caisse” peu aimables, qui changent tout le temps, je déteste qu’on me mette un diable et des palettes dans les pattes, parce qu’on garnit les rayons le samedi matin le jour où il y a le plus de monde, bref je déteste Neudé  !

Priprix c’était un cran au dessus, pas aussi “classe” que Noprix, ou si fourni que Rauchan. Les hôtes de caisse n’étaient pas forcément top, mais le gérant était toujours là pour veiller au grain, donc pas trop de reproches à faire !

Priprix proposait bien sûr des produits classiques et des produits hard discount. Seulement voilà, un jour Priprix a décidé de se mettre au hard discount, soit les produits Leader truc !

Du coup tout a changé ! Mes filles étaient encore “moyennes” à l’époque ! Impossible de trouver leur céréales préférées, des faux miel truc, mais pas des Miel Pops, impossible de trouver mon thé Earl Grey Twinnings, c’est du Earl Grey mais je les ai tous essayés, et je n’aime que le Twinning !

Je ne parle même pas de mon chat ! Plus une seule “vraie” boîte à part la terrine qu’il n’aime pas, ou des sachets minuscules et hors de prix, comme si un chat adulte allait se contenter d’un sachet !

Pour continuer dans le genre Neudé, les bouteilles sont sous clé, derrière la caissière qui a perdu la clé, et appelle sa collègue en criant, qui ne comprend pas ce qu’on lui dit quand on dit Whisky Ballantines ou Malibu, à qui on doit montrer du doigt la bouteille de champagne, non pas la petite, la grande !

Et c’est pareil pour le déodorant, les lames de rasoir, les piles ! En vitrine sous clé ! Je n’habite pourtant pas le “neuf trois” et je n’ai jamais vu de client partir avec un déodorant (même pas Narta) dans la poche ! Qui voudrait voler des produits Leader truc ?

Et depuis que c’est Leader truc, on ne peut même plus trouver un collant, ou autre indispensable, il fut un temps où j’achetais même des cassettes VHS pour l’émission du soir à ne pas rater !

Il reste une option : un Cocci-cafard, le magasin préféré des mamies, parce que l’ancien proprio les livrait à domicile (à pied avec un caddie, si si !) et qu’il envahissait le trottoir de fruits et légumes frais (si, si il allait à Rungis !), un magasin qui ressemble à l’arabe du coin, où on trouve aussi bien une ampoule de frigidaire qu’une serpillère, une vraie marque de boite pour chat, et même des surgelés ! Bien sûr c’est cher !

Hélas les nouveaux proprio ont un peu “cassé” l’ambiance, plus rien à voir avec le gentil épicier, qui vous disait “Bjour Mâme” quand vous passiez devant le magasin ! C’était le genre de type à dire à mes filles petites : prend les bonbons, ta maman passera payer !
Et chez qui je me faisais livrer les colis The Redoute et 3 petits Suisses !

Il m’arrive d’y aller quand je veux un collant et que j’ai la flemme de prendre ma voiture.

Mais bon pour en revenir au Hard Discount, à cette manie détestable de ne pas proposer de marque, c’est catastrophique, car avec 2 supermarchés et une petite supérette Cocci-cafard à côté de chez moi,  je dois prendre la voiture pour aller à :

- Noprix  : cher mais pour moi l’étage alimentaire est vraiment le top du top ! Toujours des nouveautés, toujours des bonnes choses, ça fait du bien d’y aller de temps en temps ! 

- Rauchan qui est aussi idéal, et qui a aussi fait d’énormes progrès depuis les travaux, au moins 1 kilomètre de rayon saumon, par exemple, idem pour le poulet, ils ont fait un rayon “hard discount” mais très bien séparé et facile à repérer (à éviter en ce qui me concerne).

L’ennui de Rauchan, j’en ai déjà parlé, c’est le premier étage, où je claque ma paye en passant par les rayons nouvelle technologie, caddie déjà plein avant d’avoir commencé à acheter de quoi remplir le frigo !

Je réserve Rauchan au “plein du mois” montagne d’essuie tout, de papier toilette, de gel douche, gros bidon d’huile and co, des choses qu’on peut difficilement trimbaler à pied !

Alors quand quelqu’un me dit “je suis contente il y a un Neudé qui vient d’ouvrir à côté de chez moi !” ou “moi je ne vais que chez Leader Truc” je fais la grimace… discrètement bien sûr, je comprends qu’on fasse attention à ses sous !

lundi 9 janvier 2012

Divagations

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Comment ça va ? Je t’appelle pour déjeuner… Mais là déjà jeudi je ne peux pas, et je croyais que je pouvais vendredi, mais Sophie vient de m’appeler, du coup je ne peux qu’aujourd’hui ou demain…
[…] intervention courte de l’interlocuteur
C’est bien au bâtiment machin, qu’on se retrouve, non parce que Sophie elle préfère le bâtiment truc… Et du coup l’autre jour avec Fernand, on a perdu un quart d’heure, je l’attendais au bâtiment machin et lui au bâtiment bidule, et pis lui pas de portable ni rien… donc je me dis que je ferais mieux de donner tous mes rendez vous au bâtiment machin… sauf pour Sophie bien sûr, parce que Sophie ça l’arrange le bâtiment truc, parce qu’il est à la sortie du métro…
[…]
Tu as vu l’expo photo… Non parce qu’il faut la voir, c’est Marcel qui expose et il faut l’encourager, tout ça, écrire dans le livre d’or, l’autre jour, je n’avais pas le temps parce que mon frère est passé, mais j’y suis retournée mardi, d’ailleurs c’était le seul jour où je pouvais, à cause de mes rendez-vous médicaux…

Ça c’est Didou, dont j’ai déjà parlé ! Et le pire c’est que je vais déjeuner avec elle, et y avoir droit 45 mn à peu près !
Et comme je n’ai jamais osé lui dire qu’elle n’est pas vraiment une amie et que je n’en ai rien à carrer, (on s’est connue à 20 ans), ben c’est un boulet, mais ce n’est pas le sujet…
C’est une relation “de 20 ans” j’avais l’excuse de la jeunesse, mais l’avantage, comme je le disais dans le blog à Chépaki, c’est que plus jamais je ne me suis laissée aller à une telle faiblesse (ne pas savoir prendre des distances dès les début) mais ce n’est pas le sujet !

Bonjour ça va ? Je voulais des nouvelles ! Tu n’as pas essayé de m’appeler ? Parce qu’hier je gardais Manivelle, et je n’étais pas là ! Sinon je suis allée au Supra, ils ont des hachis parmentier pas cher ! Bien sûr je préfère les faire moi-même mais quand j’en achète autant qu’ils soient bons, ceux de Noprix sont infects. Bon sinon tu passes quand ? J’ai réparé ton collier bleu. Tiens il y a le chat de la voisine qui miaule encore devant ma porte, tu es au courant pour Madame Leclin ? Mon tapis est tout sale, mais j’attends le printemps pour le laver dehors… Et puis j’attends la galette pour défaire mon sapin et ma crèche…

Ça c’est Martine !

Il y a des gens comme ça qui vous disent tout ce qui leur passe par la tête à l’instant où ça leur passe par la tête ! J’appelle ça divagation, j’aime bien ce mot, mais ce n’est pas forcément le terme approprié !

Alors parfois je ris toute seule en me demandant ce que ça donnerait si je disais tout haut tout ce que je pense, parce que dans ma tête, ça n’arrête jamais !

Zut, je venais chercher quoi dans la cuisine déjà ? Ça va me revenir ! Tiens plus de sel, vite le noter sur le bloc note pour les prochaines courses. Il faut que je rachète des timbres, mince j’ai encore oublié d’appeler le dentiste, c’est fou comme j’ai envie d’y aller !
Je suis bien connectée sur Skype ? Je n’ai pas répondu au message face de bouc de Pamela !

Salle de bains : shampoing, gel douche, shampoing, gel douche, shampoing gel douche
(là je suis en haut, c’est périlleux, il faut le répéter pour ne pas l’oublier jusqu’à ce que je sois en bas et que je le note sur le bloc note !)
Tiens le livre de Levy, il faut que je le mette dans mon cartable pour le prêter à Marie-Louise demain. Flûte, plus de petites culottes, il faut que je mette une machine en route. Cave, bon sang moi c’est sûr, même vieille, je vais garder la forme avec tous ces étages ! Petite surface, beaucoup d’étages ! 

Imaginez, non mais imaginez que je dise tout ça tout haut ! Et encore là je me suis limitée à mes divagations de maison, si vous aviez celles du boulot ! (et chacun sait que les femmes peuvent penser à la fois à leur travail et à d’autres choses importantes) !

Enfin tout ça pour dire que certaines personnes devraient faire le tri entre ce qui n’intéressent qu’elles-même et ce qui peut être raconté !

samedi 7 janvier 2012

Week-end zen

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Musique plaisir, depuis que je suis accro aux sons latino, je fais des découvertes passionnantes ! 

 

vendredi 6 janvier 2012

Le temps est mon meilleur ami

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Souvent j’ai écrit qu’il avait fallu beaucoup de temps pour oublier mon premier amour, beaucoup de temps pour oublier mes regrets, beaucoup de temps pour arrêter de le voir comme l’homme idéal !

Mais je n’ai jamais écrit, ni même jamais formulé ceci : il a fallu aussi beaucoup de temps pour que j’oublie mon mariage, pour que j’oublie surtout celle que j’étais !

Que je me pardonne, que je cesse de me demander comment j’ai pu, qui était cette personne, cette autre Louisianne qui m’est inconnue, qui est à des années lumière de moi !

Quelles souffrances, quels démons, quelle solitude, quel passé, quel manque de confiance en soi ont pu générer autant d’actes irréversibles, autant d’années, autant de larmes et de dégâts ?
nb : il est bien évident que je ne regrette pas mes filles !

Je pensais à toutes ces filles (je n’ai pas envie de dire femme, ça ne correspond pas) qui contrairement à moi, ont collectionné les hommes après le divorce, se cherchant elle-même dans les relations et dans les lits, et qui finalement lorsqu’elles disent “mon ex”ou lorsqu’elles parlent un peu longtemps et sérieusement, ne parlent que de leur mariage, de leur mari. C’est ça qui les a marquées… Pas les suivants !

L’avantage que j’ai par rapport à elles, c’est que la relation avec mon mari et mon mari lui même ne m’ont pas fait souffrir tant que ça, la seule qui m’ait fait souffrir c’est moi !  Et ma grande blessure, mon grand chagrin s’appelle Laurent ! Oui je sais les deux s’appellent pareil IRL !
Mais aujourd’hui tout cela est loin ! Le temps a fait son œuvre ! C’est tellement loin, tant d’années ont passé, que j’ai tout oublié… Qu’est ce que 8 années, par rapport à ….
Par rapport à toute une vie d’avant, toute une vie d’après ?

D’ailleurs je dois calculer pour savoir…
Ça fait…. pffft… Bientôt 16 ans que je suis divorcée, et plus que le mariage est fini !

Le gros avantage du temps qui passe, c’est que la curiosité des gens s’éteint ! Je ne supportais pas que les “en plein divorce” ou juste divorcés, me demandent comment ça s’était passé pour moi, comme si j’étais un professeur es-divorce !

Je n’aimais pas qu’on me demande si mes filles voyaient leur père, ou si il payait la pension, avant d’embrayer sur la litanie des reproches de leurs ex à elles… Je n’aimais pas qu’on essaye de me faire dire du mal de lui, ou qu’on essaye de savoir si il m’avait trompé !

Pfft ! Pas étonnant que je préfère les amis hommes, c’est très féminin tout ça ! Et souvent de la part de femmes qui ne sont même pas des amies !

Mes filles sont grandes… Du coup personne ne songe à me demander si elles voient leur père. Je ne me promène plus avec deux enfants en bas âge, donc personne ne cherche à savoir si je suis une partie de la parfaite famille mono-nucléaire !
Il arrive qu’on me demande si j’ai des enfants, et qu’on s’étonne, 1) que j’en ai, vu que je n’ai pas vraiment le profil de la maman classique, et 2) de leur âge, vu qu’on ne me donne pas mon âge.

Mais personne ne me parle de mon ex-mari. Tant mieux !

Alors si je peux m’estimer satisfaite d’avoir “enterré” Laurent , je crois que je peux l’être plus encore, d’avoir fait le deuil de mon mariage !

Le temps est mon meilleur ami… dommage qu’il me donne des rides !

lundi 2 janvier 2012

J'avais écrit...

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Souvenez vous de ce billet : Je vous préviens, les filles ! 

Si, si vous pouvez relire, ce n’est pas un billet long ! 

J’y repense souvent en souriant ! Une chose est sure, numéro un : je n’ai pas trouvé mon premier cheveu blanc !  

Numéro deux : On ne peut pas dire que c’est définitif, mais presque, Artémis n’a pas encore de chez elle, n’a pas tout emmené, mais elle et Jérémy sont le plus souvent loin que près…

Et alors ? Alors je ne sais pas trop ! C’est encore récent ! Il arrive que mes filles me manquent, mais tout va si vite, je me lève, je vais travailler, je rentre, je ressors… Le week-end je me pose un peu. Là où elles me manquent le plus, c’est lors des fêtes de famille. Si à table je suis placée à côté de quelqu’un qui ne me parle pas plus que ça, je me dis qu’avec mes filles je ne m’ennuierais pas…

Et puis quand elles sont là, ou plutôt ils, parce qu’ils sont nombreux, le rythme change, il faut faire des courses tout le temps, ranger tout le temps. Nous passons des moments super, il y a bien sûr quelques accrochages avec mes filles, forcément, je reste leur mère, et elles restent mes filles…
Et quand ils s’en vont, finalement je suis contente de retrouver ma tranquillité ! 

Et puis mes filles sont bien, heureuses ! Toutes les deux avec un amoureux qu’elles aiment et qui les aiment ! Il arrive encore qu’elles aient des petits soucis et m’appellent, mais dans l’ensemble, tout va bien ! 

Numéro trois :   Pas encore mais pré… ça vous dire quoi pré ? Pas grand chose ! Que les hormones ne savent pas trop ce qu’elles veulent, que j’ai toujours des boutons au menton tous les mois, qu’elles arrivent quand elles veulent ou pas du tout !  Symptômes bizarres ?  je ne connais pas, ni bouffées de trucs, ni migraines, ni vertiges…
Ma grande peur était la sécheresse, (je ne vous dis pas où) et bien de côté là, tout fonctionne à merveille !

Et la déprime : Et bien non, je ne déprime pas ! Il m’arrive de m’ennuyer de mes filles, il m’arrive de me demander ce que sera mon avenir, mais sans le voir pour autant en noir, je me dis que la vie est pleine de surprises. J’adore mes amis, mais je ne me demande plus (comme avant) si je vais les perdre de vue, si un jour je vais regretter une période de ma vie… 

Je me dis qu’il y en aura d’autres et que si j’ai pu me constituer un cercle d’amis, c’est que je pourrais le refaire encore et encore, sur une île, au pôle Nord, à l’étranger, j’aurais une bande, je ne resterai pas seule, ce n’est pas mon truc, et je plais aux gens, chose découverte tardivement ! 

Quand au grand amour, à l’amour avec un grand A :  Je découvre, ou plutôt je re-découvre à quel point je suis pudique, à quel point je refuse de parler de sentiments, pire qu’un homme, pire que lui ! À quel point je n’ai pas envie de prononcer des mots définitifs !
J’ai passé trop d’années à me masquer mes sentiments !

Au début parce que j’avais peur, parce que je n’étais pas en confiance (je suis toujours comme ça en début de relation) j’en parlais trop.
Alors que ce n’est pas moi. Moi j’ai un jardin secret, moi je n’aime pas parler… 

J’ai trop parlé, alors je ne dis plus rien. Chaque histoire est unique, chaque personne est unique.
Ma propre histoire est un roman, et son histoire à lui est exceptionnelle aussi, même si ça ne se voit pas au premier regard. 

Alors oui je pense souvent à ce billet, mais j’en ris plutôt ! 

dimanche 1 janvier 2012

Mes souhaits

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Les résolutions ? Pas la peine, on ne les tient jamais ! Ça fait combien d’années que je me promets de maigrir ! Maintenant j’y réfléchis à deux fois, mon amant aime mes gros seins, et ne sait pas qu’en vrai j’en ai des petits !
Bien sûr maigrir de là et de là, ce serait bien, mais on ne choisit pas… Je disais donc, les résolutions, on ne les tient pas, mais j’ai des souhaits !

En préambule, enfin en second préambule, vous allez sans doute trouver mes souhaits bien égoïstes (même si j’ai des souhaits pour ceux que j’aime) mais sachez que je souhaitais régulièrement il y a quelques années moins de misère dans le monde, moins de guerres, de famine, et que sais-je encore, mais mes souhaits n’ont jamais été exaucés… Alors restons terre à terre, et prêchons pour notre chapelle !

Grand génie de la lampe 2012, je souhaite : 

- Que mes filles vivent une belle histoire longue avec leurs amoureux actuels…. Toute la vie, je sais ce n’est pas  possible, mais un bon bout de chemin pourquoi pas !
Dans la même lignée, si elles ont des enfants (pour le moment elles ne veulent pas en entendre parler) je souhaite que ce soit avec le même père… Évitons les complications futures !

- Que Martine écrive enfin : il y a plusieurs années, je lui avais acheté un carnet (cahier à couverture rigide) pour qu’elle écrive ses mémoires. Martine a un style très joli et très pur et m’a déjà écrit des petits épisodes des sa vie, qu’elle a finalement déchirés !
Je voudrais qu’elle écrive tout sur mon père Lucien, sa vie avec lui, ma grand mère maternelle. Toutes les belles histoires qu’elle me raconte et que j’ai souvent écrites dans la foulée, mais j’oublie des détails, ou j’oublie d’écrire, et il faut qu’elle me le raconte 2 fois pour que je retienne. Martine peut être très “soûlante” dans le quotidien, j’en parle souvent, mais quand elle parle de son passé, de son enfance, les histoires sont merveilleuses et je suis la seule avec Servane que ça intéresse… quoique certaines de ses petites filles dont les miennes commencent à aimer ça !
Je me dis que ce serait dommage de perdre tout ça, elle m’a promis de s’y mettre. Quand j’insiste elle me dit “mais tu ne voudrais pas que je meure demain ? “   Non bien sûr, mais il ne faut pas remettre à plus tard ! On ne sait ce que demain nous réserve !

- Que Martine vive encore longtemps !

- Que ma maison ne me tombe pas sur la tête, et qu’on ne me mette pas à la porte tout de suite ! Un déménagement : rien que l’idée me donne la nausée !

- Que je continue à danser, à progresser, à aimer ça !

- Que ma relation coquine et scandaleuse dure longtemps, qu’elle reste secrète encore un bon moment au moins, au moins toute l’année 2012, et sinon au moins après l’été… Enfin le plus tard possible, même si le fait que Lili l’apprenne pourrait avoir de bons côtés !

- Que je me décide enfin à faire un beau voyage, j’ai toujours remis à “l’année prochaine” d’abord pour cause de porte-monnaie, ensuite parce que je voulais le faire avec mes filles, impossible maintenant, elles ont un emploi du temps, des amoureux, et c’est peut-être mieux comme ça !
Ensuite c’est une amie qui m’a promis et a trouvé un homme entre temps ! Donc c’est décidé, ce sera seule ! Et que Tristan se rassure, je n’irai pas pour draguer !

- Que je trouve la motivation pour ranger : mes paperasses, mes photos, des cassettes VHS et même des disquettes qui ne serviront plus ! L’idée m’épuise !

- Que je trouve aussi la motivation pour passer un concours, auquel je participe tous les ans sagement, mais sans plus !  Un peu de beurre dans les épinards ne ferait pas de mal… Mais je me trouve des excuses quand même : oui c’est sûr tout ce qui est scolaire, j’en ai ma claque !

- Que je continue a évoluer dans l’estime de moi et la confiance, enfin je crois que le plus gros est fait… Mais du moins que je ne régresse pas et que je perde les réflexes conditionnés qui reviennent parfois !

- Que je ne passe pas à côté de mon deuxième amour, vu que je n’ai plus aucun regret pour le premier !

- Que je trouve un rythme de croisière pour mon blog, du style 3 jours par semaine…

- Et puis que j’ai plus de commentaires, tiens ! On peut rêver !

Et vous vous avez des souhaits ? Ou des choses à dire sur les miens ?

Rêvons, vous êtes sur le blog d’une rêveuses !

BONNE ANNÉE 2012 à tous !

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jeudi 29 décembre 2011

Bonne année 2012 !

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mardi 27 décembre 2011

Entre deux fêtes

Noël c’est déjà du passé, comme ça va vite ! 

Mes filles sont déjà reparties le 26, sans même m’aider à finir les restes, pas facile d’avoir des filles qui habitent loin ! Mais au moins nous avons passé un bon moment tous ensemble ! 

Je suis en vacances, je range, je traîne devant la télé, j’écris mes cartes de vœux, à partir de mercredi, je sors danser tous les soirs ou presque…

La blogosphère va être calme en cette période d’entre deux fêtes ! Inutile de me fatiguer à écrire !
Ou alors si !  J’écris, mais je programme tout ça pour le mois de janvier ! 

Bon réveillon du jour de  l’an, et bonne année 2012 à tous les blogueurs, les lecteurs de blog, et ceux qui leur sont cher !

À la votre 

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vendredi 23 décembre 2011

Je vous parle d'un temps...

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Petites, mes filles demandaient à leur grand-père si il avait connu les dinosaures et à moi si les voitures existaient déjà quand j’allais à l’école !

En grandissant, elles n’ont pas trop changé, elles me disent  : Normal tu ne connais pas, ça n’existait pas dans les années 40 !

Si je réponds que ma mère est née en 40, c’est : oui bon ben, tu as grandi dans les années 50 !

Paradoxalement elles me traitent de geek et me disent de lâcher la souris ou l’Aïe-Fone, ne cherchons pas à comprendre !

Je voulais vous parler d’un temps… De petites choses sans importance que j’ai connu, et que j’ose à peine évoquer car je passerais pour une martienne.

Je me demande parfois si je ne fais pas partie de la génération qui a le plus “évoluer” ou du moins qui a vu des choses inimaginable se produire !

Pensez donc : avoir eu la première télé en noir et blanc à un âge déjà avancé (un peu avant 10 ans quand même) et avoir aujourd’hui un écran plat, avoir vu entrer le premier téléphone noir en bakélite, un peu intimidant (et seuls les adultes décrochaient quand ça sonnait) et avoir mon téléphone dans la poche, avoir vu tourner les vinyles, et même les vieux 78 tours de mon père et avoir ma playlist sur une clé USB, avoir connu les premiers magnétophones à cassettes, et enregistrer des mémos sur mon Aïe-Fone…. Mais ce n’est toujours pas de ça dont je veux parler !

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Dans la cour de l’immeuble où ma grand-mère était concierge, il était courant qu’un chanteuse ou une chanteuse des rues vienne pousser la chansonnette ! Des chansons d’après guerre, des chansons de Piaf, avec une voix gouailleuse et laide, mais puissante, il valait mieux ! Les habitants de l’immeuble leur jetait des pièces de 20 centimes, j’adorais ça, vous pensez vu que j’étais enfant !
Un jour j ‘avais une vingtaine d’années, et dans une cafétéria avec une copine, je payais le café avec ma petite monnaie (10 cts,20 cts) la caissière, pas toute jeune nous dit “Et bien, vous avez chanté dans les cours, Mesdames dimanche !”
Ma copine éberluée n’a jamais compris de quoi elle parlait !

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J’ai appris à écrire à l’encre violette avec un porte plume ! L’horreur ! Je n’étais pas douée, je faisais des taches, je me faisais taper sur les doigts (au sens figuré, heureusement je n’ai pas connu les sévices physiques, mais les humiliations, si ! Hors sujet). De plus il fallait réclamer à l’institutrice de l’encre quand on en avait plus, et là aussi, on avait droit aux réflexions : mais tu en fais quoi, tu la bois ?
L’encrier était intégré aux tables d’écolier bien sûr ! J’ai acheté un jour une table d’écolier dans une brocante, mais je n’ai jamais trouvé d’encrier en porcelaine pour aller dedans.
Des stylos nous en avions bien sûr, n’exagérons rien, mais comme accessoire ou pour les devoirs à la maison, à l’école c’était le porte plume !
Ma dernière année de primaire, Béni soit celui qui a décidé ça, on a eu enfin droit au stylo (plume quand même).

Durant toute la primaire j’ai porté une blouse pour l’école. La blouse donnait des idées ingénieuses aux instits de l’époque : la blouse à l’envers c’était une punition. 

Dans l’appartement de mon enfance, il y avait le chauffage central (un luxe à l’époque, ma mère était ravie d’épouser un chauffage central) mais la chaudière était une chaudière à charbon, on voyait bruler le feu derrière une fenêtre en mica (interdit le mica, dangereux !), je l’ai raconté dans “Le numéro 16”, j’allais à la cave avec mon père remplir de grands seaux de boulets de charbons. La chaudière était bien entendu énorme ! Pour le rester, radiateur tuyaux, ce sont les mêmes que j’ai actuellement, des gros en fonte !


À la maison de campagne nous avions une cuisinière à bois, elle chauffait la cuisine. On pouvait éventuellement faire cuire des aliments, dans le petit four ou sur les plaques, à condition de ne pas être pressé ! Le four nous servait à mettre des “briques” celles prévues pour chauffer le lit ou plutôt enlever l’humidité des draps.

On faisait griller le pain du matin sur une plaque en amiante, sorte de poêle toute plate, sur le gaz. On en trouve plus c’est soi disant toxique, dommage, le goût et et l’odeur sont irremplaçables !

L’Aronde de mon père démarrait avec une manivelle

En Normandie et aussi à la Sauvageonne, nous allions chercher le lait à la ferme avec un petit pot au lait, très joli. 

On pouvait réserver un wagon de marchandise de la Sernam pour transporter ce qu’on voulait, meubles ou autre. Le wagon nous “appartenait” presque ! Mon père est allé le charger dans le dépôt Sernam à Versailles (qui vient de disparaître snif !) et il est allé le décharger lui même à Petite Ville du Sud

Mon grand père s’est fait livrer longtemps la glace “en bloc” d’où l’utilité du “pic à glace” pour la classer. Mes grands parents ont eu un réfrigérateur tardivement.

Je sais à quoi ressemble un lange et une couche lavable. Un jour ma mère m’a donné une couche sale de ma petite sœur en me disant d’aller la mettre dans la cuisine, je ne savais pas quoi en faire, je l’ai jetée : “malheureuse on ne jette pas les couches, on les lave !”
Je vous rassure, les couches jetables existaient déjà, mais ma mère ne voulait pas les utiliser ! 

Dingo s’appelait Goofy ! 

Le père Noël existait, depuis on l’a viré sans indemnités et personne n’a voulu le remplacer ! Du coup, j’ai fait la mère Noël à une soirée danse latino, c’est moi sur la photo !  Joyeux Noël à tous !

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mercredi 21 décembre 2011

Mots clés Gogol

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Je regarde de moins en moins, mais là j’avoue que je n’ai pas regretté, en ce mois de décembre de jeter un œil sur les requêtes gogolesques 
J’ai bien ri !

J’ai toujours un énorme succès avec “suspens ou suspense” variante “suspense ou suspens”, dommage qu’on ne me paye pas pour la leçon de grammaire, mais ça ne “rentre” pas toujours !  j’ai vu une blogamie écrire récemment dans un de ses billets “il fait durer le suspens” ce n’est pas la phrase exacte, mais la faute y était bien !

Le bromure a toujours le même franc succès, je n’en reviens pas c’est pourtant démodé ! Et la lettre de deuil aussi, mais ça j’en suis plutôt fière, au moins un conseil utile !

Je vous livre les meilleures, avec mes commentaires bien sûr, sinon ce n’est pas drôle !

Gogol : “pipiater” amant adultère

Louisianne : Tu veux quoi au juste ? Papoter ? Un amant ? Tromper ton mari ?

Gogol : appareillée

Louisianne : Pas encore, mais merci de penser à moi ! Pas sûr que je sois encore blogueuse à l’heure des dentiers, tisanes, et autre appareils auditifs ! 

Gogol : “Afrique fête à la campagne” et “Australie petite maison bords de mer”

Louisianne : Je ne sais pas comment vous avez atterri ici, mais vous êtes chez une rêveuse, pourquoi pas ?
nb : je peux vous aider pour l’orthographe, bord de mer, par exemple !

Gogol : Boule vibrante massage

Louisianne : L’œuf, j’ai déjà donné, alors si tu cherches quelqu’un pour tester, ce sera sans moi !

Gogol : Beaux mecs poilus

Louisianne : Je n’ai pas ça en magasin !

Gogol : Cheveux roux mode ou ringard ?

Louisianne : Je ne sais pas ! Si tu es chez le coiffeur pour une couleur c’est une vrai question, mais si tu dis ça à un vrai roux, ou à une vraie rousse, pas sûr qu’il (qu’elle) apprécie ! Et pourquoi pas “cheveux châtains mode ou ringard” vu que la population française est châtain ! Tu as de ces questions, toi !

Gogol :Comment lire sur une montre midi moins quart

Louisianne : Vraie question ! J’ai fait un billet sur le sujet, mais jamais je n’ai pensé que quand je dis “il est midi moins le quart” la personne en face de moi se dit “mais comment fait-elle pour lire ça ? Montre analogique ? Montre digitale ? Q.I de 360 ?”

Gogol : Commettre le crime parfait

Louisianne : Si tu y arrives et que tu te fais prendre (on se fait toujours prendre) surtout ne parle pas de mon blog, merci !

Gogol : Devenir blonde avec peau mate

Louisianne : Sérieusement, chez le coiffeur, on lit les Paris Match de l’an dernier, on ne tape pas des mots clés dans Gogol…
Bon moi à ta place je ne m’y risquerais pas ! Certes j’ai une fille blonde à peau mate, mais c’est naturel ! Parce que moi je trouve ça un peu bizarre l’asiatique blonde, l’africaine blonde (je dis ça sans le moindre racisme, merci de ne pas me lyncher), je pense qu’il ne faut pas trop essayer d’être ce qu’on est pas !

Gogol : jacques detail loco

Louisianne : Connais pas ! Essaye les pages jaunes !

Gogol : Je n’ai plus d’amis le week-end

Louisianne : Si tu en as la semaine c’est déjà bien ! Si ils partent tous les week-end, fais toi inviter chez eux, ou invite les à dormir chez toi !

Gogol : Je ne veux pas aller chez ma belle-famille à Noël

Louisianne : Moi non plus ! Mais comme je ne connaissais pas Gogol, à l’époque, j’ai choisi de leur dire en face ! Je sais c’est dur !

Gogol : Je veux regarder un film de Fernandel

Louisianne : Alors là c’est dur ! Déjà je ne sais pas comment tu es équipé ! VHS ? DVD ? Blu Ray ? Sinon tu peux aller à la Fennec, tu poses la question au vendeur, il saura te guider !

Gogol : Le retour de médaille expression

Louisianne : Non ? On ne me dit jamais rien à moi ! Depuis le temps que je l’attendais !

Gogol : Les femmes quinqua qui préfèrent les jeunes

Louisianne : Ou comment on croit à un nouveau phénomène croustillant !
Alors cher Gogol sache que je ne suis pas vieille, que j’aime les jeunes, mais pas forcément dans mon lit, et qu’un homme et une femme, ben c’est toujours un homme et une femme, jeune homme et femme plus agée, ou l’inverse on s’en fout…
Bref ils ont tout pareil que les autres au niveau des organes et ils s’en servent tout pareil que tout le monde !
Si si !

Gogol : Les suiveurs personnalité citation

Louisianne : Bien d’accord avec toi, j’aime pas les suiveurs !

Gogol : les lézards amoureux

Louisianne : pas bête ! ça me fait un titre de billet, merci !

Gogol : ma femme gare la voiture dans le garage

Louisianne : Ah la S… ! On ne peut faire confiance à personne !

Gogol : Peut-on laisser un héritage à une amie

Louisianne : Mouais ! Je ne prendrai pas ce risque ! Imagine qu’entre le moment où tu rédiges ton testament et celui où tu décèdes, elle ait une liaison dangereuse avec ton neveu préféré, parce que c’est une quinqua qui préfère les jeunes ? Trop tard pour refaire le testament !

Gogol : Photos de sexe different en train de embrasser

Louisianne : Je ne sais pas comment te dire ça mon gogol… Mais si tu veux… des sexes différents, ça existe, il y en a même deux, je crois ! Cependant un sexe à proprement parler ça ne peut pas embrasser… Ça peut l’être, certes (embrassé), mais techniquement ça ne peut pas embrasser ! Alors ça va être difficile de trouver des photos sur la toile !

Gogol : Pourquoi ne dit on pas ta orthographe

Louisianne : C’est une question d’orthographe, justement !

Gogol : Que faire avec sa grand-mère

Louisianne : Ça dépend de ce que tu entends par là, moi je connais des jeux de société sympas ! Pour le reste demande à Cristophe, d’ailleurs c’est de sa faute si tu atterris ici !
On devrait interdire que les requêtes arrivent sur les coms !

Gogol : Que veux dire être rêveuse

Louisianne : Je me suis toujours demandé ce que les profs voulaient dire quand ils écrivaient ça sur mes bulletins scolaires ! Mais comme j’ai un diplôme de grande rêveuse, ça doit être un truc bien !

Gogol : Vieux banc bois blanc

Louisianne : Avec l’accord de mes filles, j’ai enfin pu jeter le mien aux encombrants ! Il tombait en lambeaux, cependant il a été récupéré avant le passage du camion, je lui souhaite une longue vie !


mardi 20 décembre 2011

Bocal de bonbons

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Martine a toujours un bocal de bonbons chez elle. D’où vient le bocal en lui-même ? Je ne sais pas ce qu’il contenait au départ, sûrement des épices, des sachets de thé ou alors elle l’a acheté vide. Il a une forme bizarre, octogonale je crois, il tient debout, ou semi couché, l’ouverture est dans ce cas face aux gourmands.

Il contient toujours des bonbons de toutes sortes : Batna Kréma, caramels Lutti, menthe de la Pie qui Chante, Michoko, carambars, parfois même des sucettes Chupa Chups, ou des sachets de Haribo, prêt à emporter ! 

Il est placé en hauteur, les enfants les plus jeunes doivent demander. Les ados se jettent dessus et parfois le garde pour regarde la télé.

Mais ce qui fait le plus rire Martine c’est que dans la génération de ses enfants, il n’y a que mon frère et moi pour nous précipiter sur le bocal !

Souvent chez Martine, je bois un café. Alors comme je ne vais pas me laver les dents à chaque café, je vais chercher un bonbon à la menthe. Puis j’en prends un autre en passant devant, parfois j’en mets un ou deux dans ma poche alors d’aller me promener !

Mes sœurs ne touchent jamais au bocal ! Ça doit faire grossir et ce n’est pas un truc d’adulte ! Pas étonnant que Cédric homme-enfant et moi même (j’ai oublié de grandir) soyons les accros du bocal dont on se moque un peu ! 

Mais les railleries ne nous découragent pas du tout !

À la Sauvageonne, il y a le même bocal au dessus de la cheminée, encore plus haut !
Mais vu la population et le passage, il se vide très vite !

Quand j’ouvre la Sauvageonne après des mois d’absence, il m’arrive de constater étonnée qu’il reste un bonbon de l’an dernier dans le bocal. Un bonbon à la menthe, très bien après un long voyage ! Et dès que nous allons au supermarché pour faire le plein, Martine me dit :

- N’oublie pas les bonbons !

Pas de danger !

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dimanche 18 décembre 2011

Avant Noël

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J’attends les vacances !

La semaine dernière, j’ai passé mon temps à bailler ! Je n’arrivais plus à suivre mon propre rythme, je quittais mes soirées dansante à 22 h au lieu de minuit… Il faut dire qu’en plus de mes activités habituelles, mes nuits sont souvent écourtés par mes échanges avec mon amant.

Parfois la nuit, il m’écrit pour me dire qu’il sera chez moi à 6 h 30. Je dors mal, je regarde l’heure toutes les heures, je me lève à 6 h pour faire un brin de toilette, et l’attendre.

Épuisée, je refusais toutes les sorties, mais Bastien un bon copain insiste en me disant qu’une petite soirée télé chez lui ça me ferait du bien, plutôt que d’être seule chez moi (en tout bien tout honneur, vu que sa copine sera là) j’accepte le dîner, mais pas le film !

Heureusement mes cours de danse s’arrêtent pour les vacances scolaires ! Samedi c’est la course aux cadeaux je n’en peux plus ! Je déteste déjà les boutiques en temps normal, mais au moment de Noël, beurk ! Et ce n’est pas fini, j’aurais encore les courses “nourriture” à faire ! 

Pourtant il y a un changement dans ma vie d’avant Noël : pour la première fois, je prépare Noël, je décore le sapin et la crèche, seule, sans mes filles.
À distance, elles se sont moqués de moi, en m’imaginant écouter les chants de Noël, regarder des dessins animés de Noël (le Noël de Mickey) en mangeant des clémentines et du chocolat chaud… Mais elles me manquent !

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Bien sûr elles seront là pour Noël ! Artémis et Jérémy arrivent jeudi, et reste quelques jours après Noël. Athéna arrive le 24, son histoire d’amour est plus récente, donc Jim passera Noël avec sa famille en Alsace. Après Noël, Athéna le rejoint et ils redescendront tous les deux en voiture. Martine sera chez moi le 24. La surprise cette année c’est que ma sœur Servane et ses deux filles Jolinette et Manivelle seront avec nous. Contrainte des familles recomposées, son mari fêtera Noël avec sa mère et ses enfants. 

Je suis contente que l’on soit nombreux le 24, même si la maison est petite. Martine rêvait de faire une dinde depuis longtemps. Et mon grand sapin sera parfait pour abriter les chaussures, j’ai toujours respecté cette tradition ! Le lendemain, comme d’habitude, toute la tribu se retrouve chez Cédric…

Mais pour le moment je suis encore un peu mitigée avec mes changements de vie incessants. Artémis et Jérémy ne savent jamais où ils vivent.
Ici, ailleurs, ils vont, ils viennent. Jérémy a été embauché 3 mois dans une boîte pas loin d’ici.

Quand ils sont arrivés en septembre, j’avais pris l’habitude de ma liberté, des visites impromptues de Tristan. Quand mes “petits” sont là, il y a des tas d’avantages. Jérémy adore faire la cuisine, il fait tout le temps les courses. Tous les soirs quand je rentrais, il venait papoter avec moi à la cuisine, comme le faisait Athéna avec ses pauses clopes et pause café. Hélas ils sont assez bordéliques m’obligeant à râler quand je retrouve la salle de bains inondée, les serviettes mouillées en boule sur le lit, les assiettes sales du midi sur la table du salon…

Bien vite, ils m’ont montré leur possessivité (Athéna aussi bien sûr). Maman a un amant, mais ça c’est une nouveauté difficile à accepter ! Ils se moquent de moi quand ils me voient bondir de ma chaise parce que j’ai reçu un SMS, me bombardent de questions, ou de reproches : “tu n’es jamais là, tu ne t’occupes pas de nous !” Y compris mon presque gendre Jérémy !

Et puis il y a eu pas mal de clash, quand je leur ai demandé d’aller faire un tour un dimanche après midi. La maison est trop petite pour que je trouve un coin tranquille, et même si j’avais une chambre, je ne serai pas à l’aise avec mes ados tout près ! Eux ils peuvent faire des exercices physiques au lit avec leur mère sous le même toit, mais moi je ne peux pas !

Aussi ai-je eu droit à tout de la part de ma fille Artémis : tu ne m’aimes pas, tu me jettes dehors, puisque c’est ça, je pars et blablabla. Et si un jour je vivais avec un homme ? Ben ce ne serait pas pareil ! Et puis les vieux vous n’avez pas besoin de faire l’amour, c’est dégoutant !

Les enfants sont repartis, j’ai repris ma vie, je suis sortie tous les soirs. J’attends les visites de Tristan sans me dire : pourvu que les petits soient sortis !

Mais bien sûr, il y a des moments comme aujourd’hui où mes filles me manquent. Des week-ends où j’ai prévu de faire des tas de choses, mais une fois que je les ai faites, je suis quand même seule dans ma maison !

Je me console en me disant que le week-end prochain la maison sera pleine de rires, de cadeaux, de champagne et de joie !

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mardi 13 décembre 2011

Au soir de la vie

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Le parking du centre commercial est blindé. À quelques jours de Noël, rien d’étonnant ! Comme des milliers d’autres femmes, Rose-Albanne prépare les fêtes. Elle remplit son coffre de cadeaux, et s’installe au volant. Un coup d’œil dans le miroir de courtoisie, elle est satisfaite de la couleur de ses cheveux, il était temps d’aller chez le coiffeur, les cheveux blancs semblent pousser plus vite que les autres ! 

Cela dit, ça ne la dérange pas plus que ça ! Rose-Albanne est heureuse depuis qu’elle est grand-mère. 3 enfants, 5 petits enfants, et elle n’a jamais le temps de s’ennuyer. Elle est heureuse, car elle vient d’apprendre que son cadet, Thierry sera là finalement à Noël, avec sa nouvelle petite amie, il a pu se libérer.

Elle repense à la file d’attente dans le magasin de jouets, une horreur ! Et pour elle, trouver un vendeur pour acheter le dernier jeu Mintendo truc-machin, c’est un vrai calvaire ! Elle n’y connaît rien à toutes ces consoles de jeux, mais il faut bien faire plaisir aux petits enfants et respecter leur liste.

- Je vais dire à Norbert que j’ai enfin trouvé le jeu Mintendo truc-muche pour Lucas !

Soudain il y a comme un nuage qui passe dans son esprit enjoué… À quoi bon ? Norbert, son mari depuis de si longues années, se rappelle t-il que Lucas a demandé un  jeu truc-muche et que Rose-Albanne a eu tant de mal à le trouver ? 

Elle va rentrer et le retrouver assoupi devant la télé, ou devant son journal. Pour être plus exacte, le journal aura glissé à terre… Combien de fois s’est-elle aperçu qu’elle parlait dans le vide. Pourtant Rose-Albanne n’est pas une pipelette, une bavarde invétérée, de celles qui saoule leur entourage de paroles sans se soucier d’être écoutée…

Combien de fois lui a t-elle dit ” Mais si voyons, je t’ai dit que Marc a déménagé, mais tu as oublié que les Bersant vienne dîner samedi ? Mais on l’a vu ce film rappelle toi ! Comment ça tu ne sais pas ce que ta fille fait comme travail ? “

Pour rire elle lui dit ” Tu planes, tu es un grand rêveur “. Mais elle sait bien que ce n’est pas ça.

Quand cela a t-il commencé ? Elle se souvient de ce jour où il s’est endormi au théâtre, et qu’elle s’est moqué de lui. Mais elle lui en voulait quand même de ne pas pouvoir parler de la pièce après ! Puis une autre fois, et là elle a décidé d’y aller avec un couple d’amis la prochaine fois, au moins elle pourrait partager après…

Où sont leurs conversations sans fin ? Où est le “grand rêveur” justement, celui qui l’avait séduite avec ses boucles brunes au vent, parce qu’il était poète, parce qu’il savait rendre la vie belle, parce tous les deux refaisaient le monde des heures durant. Celui avec qui elle pouvait partager petits et grands soucis, il trouvait toujours une solution, et il savait la rassurer, lui dire ” Ne t’en fais pas, ça va s’arranger, ça va aller ” et ces simples mots suffisaient à la soulager, comme si le problème avait disparu par un coup de baguette magique…

Pense t-on à la vieillesse dans ces moments là ? Ce n’est même pas la maladie, cette traîtresse qui attaque sans prévenir, mais au moins elle, on peut l’insulter, crier à l’injustice, dire à ses proches que c’est horrible, injuste… Ils compatissent, bien sûr.

Mais qui va compatir, parce que votre mari, votre vieux mari qui a pourtant votre âge, est dans un autre monde ? Il n’a pas perdu son cerveau, il est juste fatigué, déconnecté de tout ça, un peu ailleurs. Oui bien sûr il est content de passer Noël avec ses enfants et petits enfants…
Mais la logistique, toutes ces choses qui tournent dans la tête de Rose-Albanne, ça le dépasse…

Rose-Albanne n’a pas changé. Bien sûr il lui arrive d’avoir des courbatures, de mettre plus de temps à se remettre d’une soirée arrosée, d’aller plus souvent voir le médecin…

Mais elle est toujours cette femme dynamique et alerte qui fait tourner la maison, n’oublie jamais les anniversaires, de remplir le frigo et de payer les factures, d’écouter ses enfants lui raconter leur vie au téléphone.

Elle chasse le nuage, gare sa voiture, et la décharge. Norbert ne dort pas, il regarde la télé

- Coucou c’est moi ! J’ai enfin trouvé le jeu pour Lucas ! Et Marc pourra se libérer à Noël, c’est super non ?

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